Témoignages
« A qui des signes inoffensifs font-ils tellement peur ? »
Hans Schwab, habitant de Widensolen, réagit à la suite de la manifestation antinucléaire de samedi dernier à laquelle il a participé.
« Après la manifestation antinucléaire de samedi, j’ai recueilli les témoignages spontanés de personnes âgées de 55 à 65 ans et qui ont fait des expériences similaires à la mienne. En quittant la manifestation, individuellement ou en couple, autour de 17 h, chacun s’est trouvé confronté, à des endroits différents, au même scénario : barrage filtrant consistant en des barrières insurmontables et un étroit passage gardé par des policiers avec, à proximité immédiate, de nombreux collègues cuirassés. On ne passait qu’une fois dépouillé de tous les signes et symboles avec une connotation antinucléaire plus ou moins forte.
Même un gilet de sécurité neutre (de couleur jaune-soleil !) ne passait pas. Les macarons, autocollants et badges ont été pris de force à leurs propriétaires. Un CRS a arraché l’autocollant "nucléaire non merci" de la poitrine de l’un d’entre nous. Après avoir manifesté, dans le camp retranché qu’était la place de la Gare, pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim nous ne pouvions rentrer chez nous qu’après avoir été humiliés. A qui des signes inoffensifs font-ils tellement peur pour qu’on suspende le droit de la liberté d’opinion ? « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions ». (Déclaration universelle des droits de l’Homme, art.19)
Source : Dernières nouvelles d’Alsace (07/10/2009)
Bravo mille fois pour cette action. Il fallait le faire, d’autant que
jamais depuis que la lutte a commencé les manifestations urbaines n’avaient été contrecarrées comme celle-ci. On sent la patte de Sarko et sa volonté farouche de prouver à ses copains de l’industrie lourde qu’il fera tout pour eux, même de bafouer le fondement de
la démocratie : la liberté d’expression.
Amitiés,
Yves
Extraits des impressions d’Axel Mayer, du BUND (Allemagne), sur la manifestation de Colmar :
Traduction :
"Voilà, la manifestation de Colmar est passée. Pacifiquement, dans la bonne humeur, mais aussi avec force et conscience, nous avons manifesté tous ensemble au-delà de la frontière.
(...)
La performance artistique réalisée par la ville de Colmar était particulièrement impressionnante. L’enceinte fortifiée de la vieille ville qui enserrait le magnifique centre "historique" de Colmar avait disparu depuis bien longtemps. Avec de grands moyens techniques et force mobilisation de personnel, grâce à des engins modernes et à des techniques de pointes, le maire de Colmar a réussi à reconstituer l’espace d’une journée les anciennes murailles. La présence de 3000 figurants déguisés en chevaliers armés modernes était également particulièrement impressionnante. L’Etat français n’a lésiné ni sur les coûts ni sur les efforts pour la réalisation de cette performance artistique magistrale.
(Mention particulière pour les deux petits enfants qui ont dû retirer leurs autocollants antinucléaires pour rejoindre le vieux centre hystorique avec leur mère)
Merci à tous ceux qui se sont impliqués, de part et d’autres du Rhin, et sans qui cette mobilisation n’aurait pu voir le jour."
Yonne Lautre - 6 octobre 2009 - Par François Mativet
"Colmar, essai de dictature le temps d’un week-end !"
La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite.
Les 3 et 4 octobre dernier, avec une dizaine de militants antinucléaires non violents et néanmoins amis, nous sommes partis pour Colmar pour rejoindre le rassemblement organisé par le Réseau Sortir du Nucléaire afin d’éviter la prolongation de la centrale de Fessenheim.
La semaine qui avait précédé fut riche en événements. A l’origine, il était prévu une manifestation, mais le maire de Colmar en a décidé autrement, au mépris des lois de ce pays, il a pris puis retiré des arrêtés totalement illégaux et surréaliste comme celui interdisant la circulation de tout véhicule et de tout piéton pendant la durée de l’événement.
Je vous passe les détails de l’autorisation qui avait été donnée par écrit en mars et qui se voyait de fait refusée à 8 jours de la date fatidique, de l’interdiction de manifester et de l’obligation de transformer la manif en rassemblement... Déjà là, on ne sent plus très bien la teneur de la démocratie, on voit les libertés se dissoudre dans la vapeur d’eau des réacteurs nucléaires. Mais nous sommes des non-violents, et donc on ne voulait pas aller au clash.
Arrivés dans la région la veille au soir, nous avons été accueillis dans un gîte magnifique à quelques kilomètres de Colmar par des gens ouverts, d’une gentillesse incroyable vivant dans un paysage magnifique. Le lendemain matin, quelle ne fut pas notre surprise de constater que la veille pour certains le matin pour d’autres, nous avions tous pris notre douche avec de l’eau chaude solaire. Renseignements pris auprès de la propriétaire, c’est assez courant dans la région car ils ont bien reçu le nuage qui n’a jamais passé la frontière et sont donc bien engagés dans les énergies renouvelables.
Après un long petit déjeuner, nous partons vers Colmar et commençons à prendre peur en voyant à 10 km de la ville tous les ronds-points occupés par des camionnettes bleues et les hommes qui vont avec. Et plus on approche du centre ville et plus ils sont nombreux. Les camionnettes sont remplacées par des cars avec des remorques, bientôt c’est un hélicoptères qui nous survole, puis 2. État de siège ?
On arrive tant mal que bien à garer notre véhicule et nous dirigeons vers le rassemblement près de la gare. Et là on se demande vraiment si nous ne sommes pas tombés dans la machine à remonter le temps de quelques 41 ans en arrière. Au bout d’un petit kilomètre, nous tombons sur une première barricade anti-émeute et toutes les options disponibles : les robocop au grand complet avec tous leurs gadgets qui font mal, les véhicules sortis de Mad Max avec grilles de protection, lance incendie et tout le toutim.
Les plus novices d’entre nous commencent sérieusement à ne plus être très fiers. Mais notre motivation les rassure et nous continuons notre parcours du non combattant. Une deuxième puis une troisième, toutes du même tonneau nous donnent à penser que ce pourrait être drôle si ce n’était si grave pour la démocratie, si ce n’était si préoccupant pour nos libertés, si ça ne coûtait autant d’argent prélevé sur nos impôts... et nous n’avons pas encore tout vu !
Nous arrivons enfin sur le lieu du rassemblement. C’est le moment des grandes retrouvailles qui sont toujours très chaleureuses dans cette grande famille. C’est vrai qu’on a maintenant des amis dans presque tous les départements français, car bien peu sont épargnés par le fléau nucléaire ; mais bien vite, de nouvelles rencontres arrivent avec les allemands, les suisses. Tiens les allemands, parlons-en !
Nous sommes en Europe lorsque nous sommes à Colmar, et nos voisins allemands ont été volontairement "ralentis" à la frontière sous le prétexte fallacieux de "contrôles". Pour voyager beaucoup (trop ?), ça fait des années que je n’ai pas vu un douanier, que ce soit pour aller en Allemagne, Autriche, Italie, Espagne ou Suisse, et d’un seul coup d’un seul, voilà t’y pas que nos douaniers français se réveillent pour contrôler nos amis allemands qui arrivent quand même, mais avec 1 heure de retard.
Pendant ce temps, une équipe de France 3 apprenant la chose veut aller vérifier de visu. On leur interdit la sortie de Colmar... Etonnant non ? 2 hélicoptères se relaient pour faire du stationnaire chaque fois qu’il y a une prise de parole, mais ce n’est qu’un malheureux hasard.
Les prises de parole se font malgré tout, une américaine vient même expliquer comment elle est surprise de voir autant de monde à ce rassemblement alors qu’EDF et Areva, au travers de leurs nombreuses filiales, racontent sur tout le territoire américain que tout va bien dans la France nucléaire. Elle est scotchée et ça se sent au micro.
Pour comprendre ce qui va suivre, il faut bien se rendre compte de la situation. Nous sommes entourés de barricades anti émeutes nous interdisant l’accès au centre-ville. Les bleus canalisent toutes les entrées et interdisent les sorties sauf à leur remettre tous signes distinctifs tels tee-shirts, badges et autres matériels auquel chaque militant attache un peu de son histoire personnelle.
Deux d’entre nous se feront arracher des feuilles contenant un message clair : "nucléaire = démocratie bafouée". Ces mêmes deux verront une militante tellement pressée de satisfaire un besoin naturel qu’elle le fera, bien obligée, devant les barricades au pied d’un groupe de bleus médusés.
3000 bleus, les véhicules, les transports, leur matériel, leur ravitaillement, les frais de déplacements, 2 hélicoptères, la police montée, la pose et la dépose des barricades et des milliers de barrières par les services techniques, les commerces obligés de fermer, ...
Je ne sais comment avec des mots vous faire sentir de quel côté était la violence, même encore le samedi soir tard dans la ville, quand passer à côté d’eux est une prise de risque, quand on sent les regards, qu’on aperçoit les appareils photos ou les camescopes qui nous filment sans notre autorisation. Cette ambiance délétère, jamais nous ne l’avons ressentie sur le lieu du rassemblement, mais beaucoup en dehors.
Cette ghettoïsation est insupportable à titre personnel, mais elle est encore plus insupportable pour l’avenir de la démocratie et pour celui de nos enfants. Jamais au cours de ma vie de militant, il n’a été aussi difficile de rester non violent face à cette gabegie d’argent public et à de tels dénis de démocratie.
Mais nous avons gagné, nous les avons ridiculisé et il faut le dire, le score est sans appel : 3000 policiers à 0 incident
Et la colère me fait oublier de vous parler de cette magnifique banderole de 150 m2 descendu le long d’un immeuble, de ces groupes de musique incroyables, des sandwichs de la confédération paysanne, du jus de pomme du stand d’à côté, des danseurs Stop Fessenheim, des ateliers énergies renouvelables, du succès des démonstrations de moteur Pantone, des concerts jusqu’à 3 h du matin, et j’en oublie encore bien plus.
La vraie vérité, c’est que le lobby nucléaire commence vraiment à avoir peur, de ce toujours plus de monde aux rassemblements et manifestations, des ces articles et reportages trop souvent contre lui dans les médias de plus en plus grand ; peur de ses échecs à répétition dans la vente de l’EPR, peur de ses magouilles, de ses mensonges de plus en plus évidents auprès d’un public toujours plus nombreux.
La vraie vérité, c’est que le nucléaire malgré tout cela n’est pas mort... Il bouge encore, mais la tendance s’est inversée. Il est passé de dominateur à dominé ; il est sur la défensive. Alors ne lâchons rien, luttons sans compter, notre énergie est renouvelable et sans CO2, luttons pour que nos enfants puissent faire des enfants !
http://yonne.lautre.net/
François - FRANCE
Bonjour,
Nous sommes bien rentrés et très très contents du voyage, voire plus ! prêts à recommencer ...
Voici le courrier (rageur) que nous avons envoyé dès le lendemain de notre retour aux Dernières nouvelles d’Alsace, au maire de Colmar, à la communauté d’Agglos, à l’office de tourisme et au Préfet.
amitiés à toutes et tous
Messieurs,
Nous nous sommes rendus depuis notre région Languedocienne dans la ville de Colmar à l’occasion de la manifestation citoyenne de ce samedi 3 octobre 2009 demandant la fermeture de la centrale de Fessenheim.
Sans nous vanter à l’excès, nous sommes pacifiques, adultes, responsables et d’un naturel paisible et conciliant. Notre vie sociale et relationnelle est basée sur des valeurs de solidarité, de générosité et d’écologie active et participative.
Nous sommes arrivés dans une ville en état de siège avec un nombre extraordinaire de forces de l’ordre déployées. Nous avons été sidérés, choqués et révoltés par ce dispositif. Nous avons constaté que de nombreuses atteintes à la démocratie et au droit de manifester ont été exécuté par des forces de l’ordre pratiquant avec zèle l’ordre et le
contre ordre : « Passez-là ! » Nous nous y rendons pour entendre dire « Vous ne passerez pas ici ! ». Cette méthode a nuit probablement à la participation à cette manifestation des personnes très impressionnés par un passage étroit devant plus de 20 CRS vêtus comme des robocops.
Nous avons été parqués comme du bétail, encadrés par des barrières anti-émeutes.
Nous ne remercions pas les occupants de l’hélicoptère qui a tourné au-dessus de nos têtes nous empêchant d’entendre les prises de parole.
Nous avons même souhaitez qu’il finisse par tomber ! Peut-être étiez-vous dedans ?
Certains d’entre nous ont été contraints lors de la fin de la manifestation d’enlever leurs badges (étaient-ils insultant envers les CRS ?) sur lesquels il était inscrit « énergie atomique, non merci ! ».
Nous avons bien compris que vous aviez manié la peur en nous déguisant en émeutiers. Phrase entendue dans la rue à la fin de la manifestation par un enfant demandant à son père : « Papa, ils sont où les émeutes ? ».
Le souvenir que nous garderons de cette belle ville de Colmar entr’aperçue : une ville de la honte ! Une ville de la dictature atomique ! Vous rejoignez pour longtemps dans notre esprit la petite cohorte des petits hommes politiques qui manient la peur, la haine de la démocratie et l’écrasement des citoyens vivants. Nous ne manquerons
pas de le communiquer autour de nous.
Vous n’avez pas gagné à ce jeu-là. L’apparente tranquillité que vous avez obtenue est surtout une insulte à la liberté et à nos droits de citoyens. Vos pratiques sont celles révolues d’un autre temps et s’apparentent justement à ce que nous sommes venus dénoncer : un danger et une menace. Votre mépris et vos actes nous ont empêché de pouvoir
exercer simplement par une manifestation pacifique, notre demande légitime de procéder à la fermeture d’une installation nucléaire, vieille, dangereuse. Vous n’en ressortirez pas grandi, ni fier.
Recevez, Monsieur le Préfet, nos salutations les plus acerbes.
Bernadette et Pierre - FRANCE
La France est une fausse démocratie ; la preuve ! Ceci dit cela ne date pas de la manif de Colmar. On peut comprendre aussi, devant tout cela, pourquoi la France a été un pays de "collabos" en 40. Finalement rien n’a changé.
CG
Bonjour,
Je vous réponds de la part de Nicole Kiil-Nielsen dont je suis l’assistant parlementaire à Bruxelles.
Ce qui s’est passé à Colmar est effectivement très préoccupant. Comme vous avez pu le constater, malgré les accords de Schengen les passages à la frontière restent encore problématique parfois. Ceci dit, la préfecture s’est cachée habilement derrière la loi : elle n’a pas interdit les passages à la frontière mais a mis en place un contrôle renforcé et un filtrage très efficace...
Cet épisode confirme une réalité du mouvement antinucléaire depuis le début, qui est le lien entre la lutte contre les centrales nucléaires et la lutte pour les libertés civiles. "Société nucléaire = société policière" clamaient déjà les premiers militants antinucléaires dans les années 1970.
Europe écologie est bien entendu intervenue sur la question, notamment par la voix de Sandrine Bélier, eurodéputée de l’Est. Elle était présente à Colmar et a fait savoir dans la presse sa protestation sur ce qui s’est passé.
Bien cordialement,
Tudi Kernalegenn
Assistant parlementaire de Nicole Kiil-Nielsen
La démocratie est réellement en danger !! Où allons-nous ?
Et oui, en France la population n’a jamais été autorisée à refuser le nucléaire ; quand les mensonges ne sont pas assez efficaces, on passe à la violence pour empêcher l’expression du refus. On se souvient de Creys-Malville : un mort et des blessés graves, alors que les opposants avaient largement raison : 20 ans plus tard on s’en est aperçu et on a stoppé ce projet aberrant... Et maintenant c’est ITER et l’EPR,... et pendant ce temps les particuliers n’arrivent pas à s’équiper en autres sources d’énergie à cause du prix des matériaux...
Tchernobyl s’éloigne et la déraison regagne du terrain...
Michèle
Ils ont vraiment peur de l’expression populaire ;
JANIE
Bonjour
Je confirme que la bretelle "Colmar Sud" était fermée (nous sommes venu via Belfort et Mulhouse). A priori pas de travaux sur cette bretelle, mais un
panneau orange de travaux annonçant SEULEMENT "Fermée le 3/10" !
J’ai eu confirmation par des personnes d’IndependentWHO de la fermeture (ou obstruction du passage) des frontières suisses et allemandes.
Je me demande jusqu’à quel point ce blocage des frontières ne va pas à
l’encontre des accords de Schengen dont la Suisse est signataire !!!!
Je vais interroger ma député européenne.
Merci à vous pour toute l’énergie que vous avez déployée
_ Bernard
SDN-Pays de Rennes & IndependentWHO
J’y étais. C’est franchement déplorable et révoltant. Ce sont les mêmes qui ont plein de compassion pour les gens qui vivent sous des régimes autoritaires et qui dénoncent le manque de démocratie !!!
Feraient mieux de balayer devant leur propre porte...
Lise
Bonjour, ce n’est pas une première ce qui s’est passé à Colmar. Mais
c’est une grave entrave à la liberté de nouveau. Je ne regrette pas
d’avoir quitté la France il y a 4 ans. Mon pays vire au fascisme sans
embage.
Noël
Bonjour,
Vous devriez parler du sentiment presque d’humiliation, de s’être retrouvés sur cette place déserte de spectateurs, où on avait l’impression de tourner en rond entre nous.....
Je pense que l’étape suivante de la dictature sera, après le parquage,et les trajets hors des centre ville, l’interdiction de manifester....
Plus besoin de citer la chine et son non respect du droit à la parole, à coups de grandes manchettes dans les journaux.....
Après l’horrible sensation laissée par l’état de siège de Strasbourg pendant le sommet de l’Otan...plus rien ne peut rendre pessimiste...
Michèle
Je vous remercie pour ce rassemblement réussi.
La manifestation de Colmar a été un succès malgré des menaces qui planaient sur les participants et l’hostilité exprimée par des élus, bien que chacun sache que ce collectif manifeste sans violence, comme ce fut le cas à Strasbourg il y a quelques années.
Des familles avec enfants ont évité "par prudence" de venir avec de petits enfants.
Malgré les barrages et inspections policières sur les routes d’accès, cette fête n’a pas trop souffert ni de sa géographie imposée ni de la fermeture de l’entrée de la gare côté place, des blocages ni des grognements de l’hélicoptère au dessus de la fête.
En parallèle. le Réseau organisait des journées de conférences le 1 et 2 octobre au Parlement Européen. Ces conférences ont été importantes et il faudrait pouvoir en informer la France entière.
Le jeudi il était question des risques liés aux industries nucléaires dites pacifiques et vendredi les solutions alternatives pour remplacer les centrales atomiques par des sources diversifiées d’énergies renouvelables
et une utilisation rationnelle de l’électricité produite.
À cinquante km de Mulhouse, la ville de Fribourg et de très nombreuses communes du Pays voisin sont parvenus, en réponse à l’explosion du réacteur de Tchernobyl en 1986, à produire plus d’énergie renouvelable, non nucléaire, ce qui permet de couvrir la totalité des besoins en électricité de cette ville moderne et des communes qui l’entourent, soit près de 300.000 habitants.
Cette production d’énergie propre en excès, repose sur des dizaines de milliers d’emplois intéressants.
Plus près de Strasbourg, le Canton autour de Schönau est devenu producteur propre de l’énergie au delà de ses besoins.
Au Grand-Duché du Luxembourg, c’est un ensemble de huit communes qui a transformé positivement la vie des habitants, en rendant l’énergie efficace, supprimant les gaspillages comme le chauffage électrique,
offrant à ces communautés une indépendance énergétique et les protégeant de pollutions cancérigènes, voire d’accidents majeurs.
Un enrichissement de l’environnement et la protection de la nature accompagne ces interventions.
À part des travaux prometteurs qui progressent dans le Nord-Pas de Calais, il apparaît que la France qui a de très bons projets, n’a guère de succès à partager.
Quelle commune ou préférablement quelle communauté de communes serait prête à entreprendre les démarches conduisant à l’indépendance énergétique, protégeant les populations de la fragile et incroyablement dangereuse de l’énergie des centrales atomiques ?
Pourquoi avons-nous pris un tel retard par rapport à nos voisins ?
Avec mes remerciements et mes voeux
Michel
J’ai VU de mes yeux... des jeunes motivés...qui ont su résister à la provoc’ de jeunes flics armés qui jouaient aux RAMBOS et les avaient provoqués en demandant leurs papiers. PEUT ETRE ABUSIVEMENT.
Bravo aux jeunes !
La France change c’est vrai.
La démocratie est morte !
Jean-François
Les rares piétons qui traversaient l’Avenue de la République, le long de la Caissse d’Epargne pour se rendre au Boulevard du Champ de Mars sont passés de force.
On m’a laissé passer exceptionnellement pour retirer de l’argent à l’intérieur de la Caisse d’Epargne en m’interdisant de traverser pour aller au Boulevard du Champ de Mars.
J’ai fait le tour. A l’autre bout l’entrée du Boulevard du Champ de Mars était interdite. J’ai dû montrer l’enveloppe à déposer à la CPAM pour que l’un des policier tolère que j’y accède.
Les personnes portant un tee shirt jaune en ville ont été sommées de l’enlever. Tout a été fait pour provoquer l’isolement, pour que l’information ne passe pas, pour minimiser le nombre de manifestants.
J’ai appris par un Italien que la mafia se fait payer pour récupérer des déchets nucléaires en Allemagne et les déposer dans des gravières en Italie. Véhiculer le camion dans ces gravières et décharger n’est pas sans risques. Lorsqu’un employé a des problèmes, on le laisse là. Pour que cela fasse moins de bruit, maintenant ils utilisent des mineurs.
Une Colmarienne
Le matin même alors que j’essayais de trouver quelques endroits propices pour l’installation des banderoles, un délit de sale gueule était évident, un policier m’a interpellé avec deux filles militantes nous interdisant de passer.
Je rappelle aux flics que l’arrêté n’interdit pas de circuler à pied (il se trouvait affiché à 2 mètres d’eux), ce dernier me dit qu’il a reçu des ordres.
Je l’interpelle en lui disant qu’il laisse passer d’autres personnes, il me répond qu’eux ont le droit !! ah bon ? et pourquoi ?
Eux ne ressemblent pas à des militants me dit il...
Enfin quelque chose dans ce style mais plus "sauvage" je ne me rappelle plus.... J’étais avec deux filles allemandes qui parlaient très bien le français et qui ont été choqué de ces agissements et de ce délit de sale gueule.
Cédric
A quand la votation citoyenne contre le maintien du nucléaire hors contrôle démocratique et débat citoyen ?
RA
Ne serions-nous plus en démocratie ? Le comportement de la police me paraît écoeurant. De tout coeur avec les manifestants.
Jean
Bonjour,
En fait, tout était mis en oeuvre pour retarder et entraver la manifestation
(ou rassemblement)
De toutes les manifestations anti-nucléaires auxquelles j’ai participé,
celle-ci est à classer dans le livre des records, en terme d’obstruction et
de ridicule venant des autorités.
L’accès à la bretelle Colmar-centre, en arrivant de Neuf-Brisah était
interdite, ce 3 octobre. Obligeant ainsi à contourner la ville par le
nord...
Lorsque nous demandions à un CRS gradé pourquoi les rues adjacentes étaient interdites d’accès pour sortir de la manif, et non pas pour rentrer. Tout en lui expliquant que c’était difficilement compréhensible (... !), celui-ci nous répondait d’emblée qu’il ne comprenait pas non plus ( !) et que hélas la décision ne leur appartenait pas. Réponse toute prête ou sincère ? (... ) Elle avait le mérite d’être spontanée.
Le fait de bloquer les frontières est une entrave aux accords de Schengen,
dont la Suisse et l’Allemagne sont signataires ?
N’y-a-t-il pas lieu de donner suite ?
Marcelin
D’abord merci pour cette formidable démonstration de résistance pacifiste
face à Etat policier qui n’a même plus le souci d’une posture démocratique.
Les colmarien-nes rencontrés le samedi soir et dimanche matin étaient tous
choqués. Si nous n’avons pas gagné la fermeture des 2 réacteurs de
Fessenheim, nous avons de toute évidence gagné en crédibilité : des
militants honnêtes, non violents, capables non seulement de résister sans
violence aux provocations mais aussi de porter assistance aux
colmarien-riennes qui ne pouvaient rejoindre leur domicile...
En 35 ans d’action antinucléaire (et antimilitariste), y compris à Plogoff,
je n’ai jamais rencontré un tel déferlement de forces policières !!!
Désolé de n’avoir pu porter toutes les paroles à la sono : il a fallu tout
improviser avec le souci d’une dynamique (personne n’avait fait le
déplacement de 300, 500, 800 km ou plus pour n’écouter que des discours) et en même temps se refuser à toute provocation. La banderole (merci à l’improvisation des grimpeurs...), le Die-In avec cette excellente sirène, les parties dites musicales mais d’abord très engagées,... les paroles très fortes des intervenants (merci aux traducteurs),... autant de temps fort qui auront permis de marquer notre détermination s’en j’espère trop s’ennuyer.
Mon plus grand regret, l’oubli de Sébastien Briat, décédé lors d’une action
contre les transports de déchets nucléaires le 7 novembre 2004 près de
Nancy.
Quelques couacs : le re-baptême de la place de la gare en place des
libertés. Je l’ai annoncé, tout le monde était content mais pas les
journalistes qui n’avaient pas eu leur image... Idem pour le départ de la
délégation à la Préfecture, annoncée également, y compris avec le texte
déposé, mais dont on n’a jamais vu le retour...
En retournant en centre-ville et après avoir contourné les barrages
anti-émeutes, on a effectivement été "bousculés" par une vingtaine de
motards encadrant des voitures noires dont une grosse cylindrée française
(sic). Sur le coup, et il est passé à quelques mètres de notre petit groupe,
je n’ai reconnu Bockel....
Suites à donner :
- Sur Colmar, il faut surfer sur la vague nucléaire = société policière :
motion au conseil municipal, régional,... Cette démarche doit être appuyée
par une action en justice (Réseau) sur la reconnaissance du droit à
manifester et des dommages et intérêts sur le non respect par la préfecture
du référé du 2 octobre.
- Fessenheim est la plus vielle et un symbole. La suite de notre action doit
en faire un problème national car dès demain (en fait dès aujourd’hui avec
Tricastin, après demain Bugey,...), c’est toute la question du degré de
survie de ces vielles centrales qui est en jeu. Ne soyons pas naïfs,
Fessenheim ne tiendra pas dix ans de plus, mais la prolonger de 3 ou 4 ans
devrait permettre de passer le relais à un EPR....
- Fessenheim, c’est aussi la question du démantèlement... et des déchets.
Bure n’est pas si loin, et des communes FAVL toutes dans l’est, d’où de
nouvelles solidarités à construire. Le réseau sortir du nucléaire peut et
doit en être un catalyseur.
Vu de loin (Bretagne), l’Alsace semble parfois le terrain de rivalités, de
projections personnelles,... J’ai été impressionné par la qualité de
l’accueil, la convivialité, la disponibilité du collectif... Donc un grand
bravo et merci au collectif organisateur.
Alain
Merci...
...por la demo en Colmar... :)
Regula
Un chouette WE, une ambiance extra, une super équipe, que du bonheur.
Aline
Bravo à tous pour la réussite du weekend, pour le beau travail partagé avant et pendant notre rassemblement. J’ai beaucoup apprécié les bonnes rencontres et les témoignages, échanges et débats pendant ce temps de ressourcement collectif. Merci à Jocelyn pour son énergie, sa patience et sa bonne humeur !
Alison
Félicitation !
Merci pour ce que vous faites, bonne continuation !
Sophie
Bravo d’avoir réussi à être 10 000 malgré le bouclage de la ville !
Corinne
Bonjour et bravo à vous pour la manif d’hier.
On vous a envoyé un don pour vous aider, c’est notre façon à nous de vous dire que nous sommes là malgré notre absence d’hier.
Bonne continuation.
Virginie et Eric
Bravo à Jocelyn qui a porté le projet contre vents et marées et merci à tous d’être venus soutenir une cause vitale pour nous éviter un sourire irradié en cas de malheur
Cordialement
Pierre
Bravo et merci à ceux qui ont pu participer à cette manif.
Joëlle B. de Tchernoblaye (Gironde)
Magnifique, bravo à tous !
Quelle réussite !
Anne
_MAN Côte d’Or
Nous sommes venus,et il faudra venir et revenir, ici et la-bas, encore et encore, car c'est par notre réflexion et nos actions que vit la démocratie.
Oui, ils ont tenté de bâillonner la Démocratie.
Non ils n'ont pas réussi car nous étions là.
Restons vigilants et actifs car tel est le prix de notre liberté.
Philippe - FRANCE
(Soupir de satisfaction)
Quelle manif ! Quelle mobilisation !
3500 personnes selon la police, qui, encore une fois, fait preuve d’humilité en omettant volontairement de s’inclure dans les manifestants ! Mais avec elle, c’est au moins 15 000 personnes qui se sont retrouvées place de la gare à Colmar pour réclamer la fermeture de la centrale !!
Comme c’était beau… Tous en jaune et en bleu.
Con-vaincus.
Je suis vraiment agréablement surprise d’une telle prise de conscience de l’ensemble de notre force policière. Quel engagement citoyen !
Il y en a même qui sont venus en hélico ! Comme Yann Arthus Bertrand, ils ont dû faire de belles photos aériennes et verser l’équivalent en € de ce qu’ils ont pollué à une association de protection de la planète.
Vraiment, ils m’ont touché ces policiers.
Certains manifestaient même sur les ronds-points et aux frontières suisses et allemandes, en essayant de convaincre les gens de se mobiliser, et ce depuis hier déjà ! Quel militantisme de terrain. Vraiment, nous avons la chance en France d’avoir une police engagée.
Et puis cette bonne idée que de rester campé sur la place plutôt que de se fatiguer à traverser la ville en essayant de se faire remarquer. C’était plus fraternel. Comme une grande place de marché.
Heureusement ainsi, peu de colmariens ont remarqué cette mobilisation d’ampleur, et c’est mieux ainsi évidement, car on est toujours mieux entre nous hein !
C’était une sorte de manifestation sans les désavantages déambulatoires de la manifestation.
Un vrai bonheur d’immobilisme.
Merci Gilbert d’avoir fait de cette manifestation une réussite partagée par tous. Nos enfants s’en souviendront.
***
…On dit que le jaune est la couleur des cocus… j’ai pourtant comme l’impression de m’être fait baiser….
Gala - FRANCE
Aujourd’hui dans le train j’ai capté plusieurs discussions de personnes indignées par la démesure policière.
Parmi les propos:
- " Mes arrières grands parents ont été raflés dans un stade au veld’hiv et ce que proposait le préfet c’était d’enfermer ces manifestants dans le stade des cheminots
- Ils ont dû retirer tout insigne pour rentrer en ville
- … "
Un des bilans de cette manifestation sera bien la démonstration de la dictature du nucléaire.
Pierre - FRANCE
Etat de siège, de retour de Colmar
Notre rassemblement s’est vraiment bien passé malgrès toutes les difficultés que nous ont faites les autorités et les « forces de l’ordre », et nous le devons aux innombrables « petites mains » qui ont assuré tout ce travail, l’organisation, l’accueil, les transports de partout, etc. etc et tout spécialement à Jocelyn qui a su coordonner, dynamiser l’effort collectif, s’est dépensé jusqu’au bout, et veiller même à la qualité des prestations musicales.
Merci, merci beaucoup.
La difficulté d’un rassemblement statique est de provoquer des moments forts. L’immense banderole déployée astucieusement de la terrasse du crédit agricole, le long die-in, sirène et hurlements ont pu jouer ce rôle, et les frictions avec la police ont pu être évitées. Mais il reste que nous avons été bridés et que les manifestants venus parfois de très loin peuvent en garder une amertume.
Nous devons dénoncer l’état de siège auquel nous avons été confrontés, forces considérables, 3000 hommes dit-on, et un matériel anti émeutes impressionnant, comme s’il s’était agi de protéger des chefs d’état ou un centre stratégique menacés. De plus à la sortie de la manif il fallait cacher les signes de manifestation (autocollants, teeshirt, drapeaux etc.) pour passer les barrages. Vive la liberté d’expression.
Le sarkosisme ne supporte donc plus la contestation, le régime se durcit et le préfet aux ordres n’a pas pris de gants pour nous tenir en laisse, et empêcher que notre manifestation se déroule normalement, sans entraves, sans difficultés d’accès ni de circulation.
Notons que les nombreux journalistes étaient eux aussi scandalisés, et que cela ressort bien dans la presse régionale.
Je suis content d’avoir pu prendre part à cet événement.
Pierre P. - FRANCE
Petite anecdote pour montrer l'état d'esprit des forces de l'ordre :
Je me trouvais place de la gare à coté de la scène avec des journalistes de TF1 qui essayaient de parlementer avec les policiers pour se rendre 10m (oui 10m et pas 100!)plus loin dans un appartement qu'on leur avait prêté afin d'y filmer la manif en hauteur. Refus catégorique, discussion, carte de presse, rien n'y fait. Je fais remarquer au policier (chef) que l'arrêté du maire interdisant la circulation des piétons a été levé et que par conséquent les journalistes devraient pouvoir passer. Ce monsieur me rétorque que je l'agresse et que si çà continue..... écoeurés, nous faisons demi-tour.
Isabelle - FRANCE
Voici copie de la lettre que j'envoie aujourd'hui au maire de Colmar (le 8 octobre 2009):
Monsieur le maire,
Dès mon retour de Colmar, je tenais à vous faire ce courrier pour vous dire merci pour votre accueil dans votre ville.
Merci pour les cars de CRS, de gendarmerie, de police qui ont commencé à sillonner la ville dès le vendredi soir 2 octobre.
Merci pour les herses qui barraient les rues, merci pour les centaines, même les milliers d'uniformes qui nous empêchaient de passer
Merci pour l'image que vous avez voulu donner de nous, les antinucléaires.
Merci pour l'accueil des commerçants qui nous ont pris pour des casseurs.
Merci pour les barrages qui nous ont empêchés de circuler librement,les policiers allant jusqu'à nous proposer d'uriner à leurs pieds, à défaut de pouvoir rejoindre des toilettes!
Merci pour cette femme à vélo, obligée d'arracher un autocollant antinucléaire sur sa sacoche de vélo pour pouvoir rentrer chez elle.
Monsieur le maire, je suis mère et grand-mère et je suis venue depuis l'Ardèche dire non à la réouverture de Fessenheim parce que je ne veux pas que mes petits-enfants puissent un jour me reprocher de n'avoir rien fait pour lutter contre le maintien de centrales obsolètes, dangereuses et qui générent des milliers de tonnes de déchets nucléaires dont personne ne sait quoi faire.
Monsieur le maire, s'il vous plait, ayez au moins la décence d'enlever du fronton de votre mairie ces mots qui vous vont si mal:
Liberté? Vous avez si bien bafoué notre liberté d'expression, notre liberté de mouvement ce samedi, dans votre ville.
Égalité? Ou est-elle quand c'est le droit du plus fort qui est en action.
Fraternité? Quel respect avez-vous eu pour tous ces hommes, femmes, jeunes venus de toute la France simplement pour tirer une sonnette d'alarme, dire non à des décisions politiques qui ne tiennent pas compte de l'opinion publique, mais qui servent des intérêts privés ou l'argent est roi.
Dites merci à notre cher président pour cette belle démonstration de force de l'ETAT TOUT PUISSANT, mais surtout n'employez plus le mot démocratie, ne parlez plus de liberté. Vous venez d'en faire la démonstration contraire.
Merci encore d'avoir pris le temps de lire ce qu'une simple citoyenne avait besoin de vous exprimer.
A.M - FRANCE
Bonjour à toutes et tous,
Je souhaite aussi ajouter le commentaire d'un gardien de l'Auberge de Jeunesse:
"je n'avais jamais vu Colmar ainsi auparavant... ce matin quand j'ai vu tous ces policiers... je ne comprends pas, c'est disproportionné... et puis d'habitude ce genre de manifestation est toujours pacifique... la démocratie comme ça, ça ressemble à de la dictature!"
De mon côté, je garde quelques images de ce week-end mémorable à Colmar:
-> Un voyage très sympa qui m'a permis la rencontre avec d'autres militants Rouen/Paris/Colmar
-> Une ville en état de siège, désertée par ses habitants(de plein gré?), dans laquelle tous les militants
ont été parqués devant la gare pendant le temps du rassemblement (impossible de circuler librement).
-> Une belle impression de la manifestation festive, colorée, osée, bâillonnée... et hurlante!
-> Une ambiance plombée à cause de cette énorme présence policière (même les rires étaient jaunes!)
-> Le Poussin Vert et le Natala, deux lieux refuges alternatifs d'échanges entre manifestants et population locale pour se recharger mutuellement en énergie renouvelable et non violente!
Dans la balance de Fessenheim, le plateau de l'efficacité, de la sobriété et des énergies renouvelables, a pesé de tout le poids de sa présence pour sortir de cette énergie du passé que représente l'industrie nucléaire.
Bonnes énergies à toutes et tous,
Anny (Rouen) - FRANCE
Des petites "images" que je ramène de Colmar aussi, en plus du reste :
- vers 11h, samedi matin, en traversant une rue bordée d'une de ces "herses" anti-émeute pour me rendre à la gare, j'ai entendu un enfant de 2 ans, 2 ans 1/2, dire à son père "c'est la guerre, Papa ?"..... à méditer : l'absurdité des autorités qui voulaient nous "diaboliser"
- ces dites autorités n'ont pas hésité à faire tourner un hélico. pendant des heures au-dessus du rassemblement ! ça fait quoi, ça, en émission de carbone ? quelqu'un a-t-il une idée ? je suis sérieuse : si nous arrivions à établir un fac-similé de facture de CO2 et d'évaluation de la taxe carbone à adresser à la presse , accompagné d'un commentaire bien sûr ? Copenhague est dans 2 mois....
- encore une chose, devant la préfecture, il y avait 8 splendides chevaux ! montés par des gendarmes.... prêts à intervenir ! et bien sûr interdiction de les caresser parce que "après, ils ne bousculeront plus les gens" dixit une gendarme en répondant à des quidam -les gens le 3 octobre, c'étaient nous, les anti-nuc! - et tout ce monde a pris l'air ensoleillé pour rien, puisque nous avons été pacifiques ! et ça, c'est notre victoire.
Colmar est un signe manifeste de la volonté des autorités de nous faire taire, de nous faire passer pour "terroristes" - mais qui y sera sensible ? qui, à part nous, se rend compte que toute manifestation pourra dorénavant être mise sous cloche de cette façon ? Colmar était-il un ballon d'essai pour les autorités ? la bataille se durcit indubitablement
Mais ces 2 jours furent passionnants car nous avons besoin de savoir que d'autres citoyens dans le monde mènent le même combat, qu'il est urgent de s'unir pour se soutenir ! merci encore à tous de France ou d'ailleurs
Sylvie - FRANCE
Description de l'ambiance policière à Colmar : blocage de la Place de la Gare par des barrières anti-émeutes & des dizaines de riotcops, dont quelques renforts allemands.
Impossible d'aller en centre ville. J'ai essayé le matin, bien avant le début officiel du rassemblement, avec quelques potes français & allemands d'aller prendre un café & c'était impossible sauf à prouver que nous étions de Colmar. Un couple colmarien qui venait au rassemblement nous a alors invités à prendre le café chez eux, eux pouvaient passer, pas nous !
Dans l'après-midi, je suis allée voir le grand barrage sur l'avenue Clémenceau, en direction de Freiburg. Des Allemands à vélo qui retournaient chez eux étaient soumis à la fouille de leurs sacs & même d'une carriole où dormait un tout petit mouflet.
Après un moment à regarder ce micmac indigne, j'ai proposé à Noé de passer aussi. Il a refusé en disant:" Ils peuvent nous faire n'importe quoi & personne ne leur dira rien". Il avait vraiment les jetons. Et pourtant il a déjà été devant plusieurs centrales , des bases militaires & le siège de l'OTAN à Bruxelles mais c'était toujours en groupe et pas juste avec sa mère. Bref, à 12 ans , il a pigé que l'arbitraire policier s'exerçait plus facilement sur n'importe qui d'isolé et moins aisément dans une action de groupe avec la présence des médias et des militants qui filment aussi ce qui se passe. (Quoique, a Strasbourg à la manif anti-Otan, les riotcops se sont quand même déchainés, mais il n'y était pas ce coup-là) Il a commenté aussi:" en instruction civique , au collège, on a appris qu'on était en démocratie et donc tout le monde peut aller partout et dire s'il n'est pas d'accord. Mais c'est pas vrai !"
Quant à tous nos amis Suisses et allemands que nous avons retrouvés là, ils étaient indignés par la réaction répressive de l'état français. Walter, ex RDA installé à Worms nous prédit une Stasi française dans peu de temps si Sarko reste au pouvoir. Tous les antinucléaires allemands sont toutefois inquiets à cause du résultat de leurs élections. D'après eux, Merkel va certainement remettre en cause le calendrier d'arrêt des centrales.
Après le rassemblement, nous aurons beaucoup de difficultés à aller au camping gratos car toutes les avenues sont bouclées. Le détail marrant, c'est que nous sommes entassés à 8 dans une petite voiture mais cette infraction mineure ne les concerne pas, ils nous empêchent juste de passer.
Le dimanche matin, on va (toujours à 8 dans la voiture) dans une boulangerie ouverte & donc bondée et nous causons avec les gens qui attendent.
Nous ont repérés comme "manifestants pas d'ici." Donc on parle "Ils avaient dit que vous étiez des violents, qu'il y avait des risques, ils se sont foutus de nous." Glenda, l'amie zurichoise originaire d'Afrique du Sud explique qu'elle a cru revivre la violence de l'apartheid dans son pays. Bon, il y a 2 fausses notes de 2 types qui disent "ben, restez manifester chez vous! Vous avez pourri notre WE, Fessenheim, c'est du boulot ici et il y en pas tellement déjà". Mais les autres sont plutôt de notre côté, pas vraiment pour fermer Fessenheim mais pour trouver le dispositif policier inutile et couteux.
En conclusion, les autorités locales semblent s'être discréditées devant la population. Cela peut faire réfléchir les gens, "ils nous ont mentis sur la manif, ils nous mentent aussi sur Fessenheim".
Avec tout cela 'c'était un super WE: soleil, grand rassemblement transfrontières plein d'énergie & de créativité, dizaines d'amis & connaissances retrouvés, chouette concert, conférences passionnantes, dimanche relax au Natala & tout le reste.
Bravo & merci à Jocelyn & a tous ceux/celles qui ont bossé +++ pour cela !
Sophie - FRANCE
Salut,
Ayant parti de Rouen vers 3h du mat samedi pour rejoindre un car de GP et SDN Paris on a du partir vers 6h pour Colmar. Le bus était un peu trop inaperçu du coup je me suis permis de mettre le drapeau STOP EPR à l'arrière (t'inquiet pas j'ai toujours la drapeau chez moi) comme ça ou moins on voit qui c'est et spontanément les autres militants ont couvert les fenêtres avec les affiches Fermons Fessenheim. J'ai fait un petit truc sur place avec GP, il y a les vidéos et photos qui circule pour ça.
un peu près 10km de Colmar nos amies en bleu arrêt le car, après un dizaine de minutes un moto de Gendarme nous a conduit jusqu'à la place de la gare (le seul moment pendant le w/e ou ils étaient utile). C'était presque 14h du coup c'était difficile d'accéder la place de la gare on a du contenter être juste devant le bâtiment qui servi pour la banderole après plusieurs "die-ins" et la musique/performance/sirènes on a essayé de sortir.
J'avais le T-Shirt STOP EPR et un bidon en plastic qui m'a servi comme tambour et c'était tout. On a presque à tous essayé de discuter avec les CRS mais rien à faire, impossible de passer. J'ai même entendu une entre eux dire arrêter de parler, c'est à ce moment la que je me suis dit il faut arrêter nous aussi de discuter.
Ensuite à trois moi compris, un autre militant avec un drapeau STOP-EPR et un autre membre de GP était suivi par un hélicoptère pendant 5 mn juste au-dessous de nos têtes, (c'était longue et bizarre comme expérience :) pourquoi faire je n'en sais rien du tout sauf c'était bruyant et complètement ridicule.
Enfin nous avons rejoindre l'Auberge de Jeunesse avant de partir pour quelques verres au Poussin Verte un bar militante pas très loin. Je me suis trompé de chemin et du coup j'ai passé par la place RAPP, plus grande et adapté pour le manif j'ai vu la les espaces de bulldozer/véhicules anti-émeutes impressionnant. Cette fois-ci j'étais en civil avec un autre militante GP et on a du passé les centaines de CRS toujours en centre ville mais sans les grillages.
Ils ont rien dit et on était content de boire un coup et rencontre les militantes qui sont venu de loin (deux cars de Toulouse, parti à 19h vendredi soir pour arriver samedi midi et ensuite ils partent le dimanche matin), les espagnoles de Dijon, quatre étudiantes dans la même auberge que nous heureusement suite au fermeture à minuit (bcp trop tôt vu la distance entre Natala et l'Auberge au moins 30 minutes de marche).
On est resté jusqu'à peu près 1h30 la-bas (très bon ambiance on a fini la soirée par danser entre nous devant un petit groupe de trois musiciens sans micro/amplification, vraiment super) et quelqu'un (la même espagnole que quelques heures auparavant on a connais même pas!) a descendu pour nous ouvrir la porte vers 2h à L'auberge quelle gentillesse sinon c'était nuit blanche. On a même vu les cars de CRS tourner dans la ville à cette heure-la.
Dimanche, petit déj dés 7h (il faut quand même profiter du w/e) je suis allé en Allemagne avec deux cars du SDN au quartier Vauban un écoquartier de Freiburg visite guidé très riche avant rejoindre Natala où je puisse dire salut aux nouveaux amies.
Plusieurs fois les gens m'ont demandé ou ils pourraient acheter le T-Shirt STOP EPR. J'ai du mal à répondre sauf envoi moi un petit mot par mail et je m'en occupe.
Le retour est bien passé et rentrée vers 3h du matin lundi donc un w/e très chargé et ça sera pas la dernière....... watch this space.
Voila, mon petit récit, a la prochaine.
Steve - ROYAUME-UNI
Petit compte rendu de la délégation Limousine
La crainte de devoir camper dans le froid, ainsi que l'incertitude de pouvoir manifester ont probablement découragé nombre de militants, y compris dans notre région, à partir pour Colmar.
Après deux semaines d'attente et d'incertitudes, nous avons du renoncer au bus de 50 places, car nous n'étions qu'une bonne quinzaine répartis sur les départements de la Corrèze et de la Haute Vienne...Mais bien décidés à être représentés, nous avons tout de même rempli un véhicule neuf places avec des Limougeauds.
Ce fut un moment festif, avec des conférences de qualité...
Deux participants corrèzien - FRANCE
Ce qui s'est passé à Colmar est loin d'être un fait unique. QQ exemples : Un rassemblement à Flammanville (avec une petite marche) s'est retrouvé totalement encadré par les forces de l'ordre. Depuis des mois, sur le site de Notre Dame des Landes (44) (Projet d'aéroport), des 100aines de CRS avec gillet pare-balle et coquilles, véhicules radio bloquent routes, chemins d'exploitation et même de randonnées !!!!
Le coup de l'hélicoptère devient un classique
Bernard NICOLLE
SDN-Pays de Rennes
Bernard - FRANCE
Je suis scandaliser par l'intervention musclé du préfet et du Maire de Colmar, pour pas avoir laisser les manifestants suivre le trajets du cortège qui devait partir de la place de la Rapp et d'avoir diviser le cortège en 2 partie au lieu d'un seul et d'avoir bloquer les Allemands et les suisses à la Frontière, j'ai suivi depuis la Bretagne, il aurait pas du mettre un tel dispositif baricade hélicoptère, tous ça pour rien, puisque ça c'est très bien passé sans problème, à la télé au niveau national, ya pas eu beaucoup d'images ceux qui en ont plus parler, c'est au niveau du journal local d'alsace ainsi que sur France 3 Alsace, ça aurait pu être encore plus médiatiser car on en pas beaucoup parler, juste par internet.
J'ai pris par de mon soutiens par la pétition et c'est très bien.
Ronan - FRANCE (Ouvrier)
une manifestation pasifiste,un grand deploiement des forces repressive,car il s'agissait pour le pouvoir public de demontrer sa volonter de soumettre et son pouvoir d'ecraser toutes manifestation qui va a l'encontre de ses choix politique.un gout de se qu'on put vivre les personnes de l'entrer dans les societees faschistes et de dictature.
je suis vraiment inquiet pour notre avenir.je craint que l'on vivras des raport de forces extremement violents.comment avons nous ete asser bete pour laisser venir une telles situation,nous avions l'histoire comme pepere de vigilance
Pascal - FRANCE (artiste sculpteur)
Après tout ce qui avait été dit à l'avance sur cette manifestation, beaucoup de familles sont venus ... sans leurs enfants. Moi, j'ai décidé d'y aller avec tous mes enfants, dont un qui a seulement 1 an. CAR C'EST POUR EUX QU'IL FAUT SE BATTRE AUJOURD'HUI! L'ambiance sur place était tout à fait bonne, aucun problème pour les enfants... MAIS la police a bien (!) fait son travail: Imaginez: Pendant une grande partie des interventions, l'hélicoptère restait "suspendu" juste au-dessus! C'est inacceptable. Le cri de colère m'a fait du bien!
En ce qui concerne le futur du nucléaire en France: J'espère de tout mon coeur que L'EUROPE arrivera à prendre des décisions fermes CONTRE le nucléaire, et arrivera à les imposer à la France, qui est - comme si souvent - en retard. (Je suis assez bien placée pour observer cela, étant allemande, "immigrée" en France...) Pourquoi cette non-compréhension du danger de cette source d'énergie? Pourquoi si peu d'imagination pour remplacer tout cela par du "renouvelable"? Si on mettait tout l'argent que "mange" l'énergie nucléraire dans les énergies renouvelables, on y arriverait vite! ET SURTOUT il faudrait absolument que les propriétaires des Centrales nucléaires PAYENT la TOTALITÉ de ce que coûte cette énergie, et non les contribuables (traitement des déchets p.ex.). C'est une honte pour la France, ce qui se passe! Bonne journée ... à tout ceux qui réfléchissent et font suivre les actes en conséquence!
Eva - FRANCE
Naufrage de la Titanic démocratie
Il me semble regrettable et dangereux pour notre société que trop peu de citoyens se rendent compte que depuis notre dernier président nous sommes entrés dans un processus de dictatorisation lente insidieuse et sournoise . J'ai 60 ans et je me retrouve maintenant dans un pays en pleine décadence que j'ai vu s'enfoncer petit à petit dans la vase de la corruption au fil des années .
Christian - FRANCE (retraité)
bravo pour cette manif, et pour les compromis qui ont été faits de façon à rester dans la non-violence. J'ai vraiment honte pour mon pays, tous ces CRS etaient proprement ridicules. Quant à l'hélicoptère, qui n'a tourné que pendant les prises de parole, quelle mesquinerie! Vraiment, j'ai honte pour la France.
Valérie - FRANCE (chef d'entreprise)
bonjour à tous, je n'y étais pas mais en lisant vos témoignages, j'ai les poils (vraiment) qui se hérissent et un sentiment de malaise. J'ai participé à pas mal de manif anti- nucléaires et anti-Bure et il y a longtemps qu'une telle volonté de faire peur à des gens qui pensent à l'humanité, à l'autre ne s'était pas manifesté de la part du gouvernement.
Il y a volonté de criminaliser les gens qui bougent et qui pensent; ceci est inaceptable et la LIBERTE de manifester est une base de notrte démocratie.
Liberté philippe
Philippe - FRANCE (psychologue, cedra, humain)
Bienvenue à Pékin... Colmar ville jumelle
C'est par ces mots d'introduction à son intervention devant les milliers de manifestants pacifistes mais aussi en colère, qu'Axel Mayer, responsable du Bund Allemand, représentant les milliers d'Allemands venus soutenir les militants français, a dénoncé la démesure et la violence d'un système policier mis en place (3000) bouclant totalement le centre ville de Colmar et les frontières franco-suisses. En mettant la ville en véritable "état de guerre", cantonnant les manifestants sur une place de la Gare transformée en véritable "camp de concentration", l'Etat français a montré son vrai visage sur ce que peut être une société nucléarisée.
Nous étions plus de 10 000 à être venus exiger le fermeture de cette "ruine" qu'est la centrale de Fessenheim. D'outre-Rhin nous étions environ 1500 Allemands qui sommes parvenus avec des difficultés, que j'ai peine à exprimer ici, à Colmar. Les fouilles et blocages de la frontière (qui n'existe plus depuis Schengen!!!) ont été humiliantes pour les familles et les citoyens allemands venus dénoncer la politique nucléaire européenne, française et allemande. Plus d'une centaine de policiers ont contrôlé la traversée du Rhin durant toute la journée du 3 octobre, effectuant des fouilles systématiques des voitures et des bus en direction de la France.
En tant que citoyens allemands et franco-allemands nous avons été très choqués par les propos du Maire de Colmar et du Préfet, justifiant ce dispositif par la présence de "citoyens germaniques habitués à des violences extrêmes dans leur pays... (sic)", rappelant au passage les événements du sommet de l'OTAN à Strasbourg où des autonomes infiltrés par la police ont saccagé les postes frontière. Ces propos scandaleux laisseront des traces profondes dans les relations transfrontalières. Ce dispositif mis en place pose la question de la Démocratie en France et en Europe face au nucléaire, et qui vient de démontrer qu'une société nucléaire ne peut être que policière...
Une famille allemande avec enfants me disait dans le bus au retour, que des similitudes dans ces attitudes lui rappelaient une époque sombre qu'a connu ses parents, de l'histoire d'une l'Allemagne nazi que l'on croyait passé aux oubliettes.
Encore bravo et merci au Réseau sortir du nucléaire pour cette organisation digne et responsable. Pour notre part en Allemagne l'avenir est à la mobilisation générale pour que disparaisse cette énergie du passé, dont la preuve est faite qu'elle ne peut qu'être obscure et répressive.
Guy COLLIN
Membre du BUND Offenburg Ortenau
Guy - ALLEMAGNE (Assoconseil production d'électricité solaire)
Des anciens militants de la première heure m'ont dit être déçus de ne pas avoir retrouvé l'ambiance d'antan...Lui s'est battu à Wyhl, emblême de la lutte antinuke, et qui a porté ses fruits qui plus est, je comprends son amertume. Mais pour moi qui suis née avec le nucléaire, qui l'ai accepté comme acquis, normal, intégré à notre quotidien, je suis fière de m'être réveillée et d'avoir apporté ma toute petite pierre à l'édifice, à l'instar de vous tous. Malgré la muraille antidémocratique, je veux rester positive, ce 3 octobre fût un beau moment de solidarité militante. Encore bravo à tout le collectif, Jocelyn en particulier.
Aline - FRANCE (Secrétaire Stop Fessenheim)
Il y avait des policiers à tous les coins de rues, c'était vraiment bizare, on avait l'impression d'être dans un camp ! boqués, enfermés, c'est honteux ! Pour rentrer dans Colmar : une catastrophe! Et ceux qui arriveraient de Suisse ou d'Allemagne devaient faire tout un détour (au cas ou certains se décourageraient en chemin)Non vraiment cela ne m'étonne guerre, on est pas du tout dans une démocratie !!! Arretons d'être des motons ! reveillons nous, Ils sont entrain de tout gacher, la terre est nous tous !
Caroline - FRANCE (secrétaire)
je n'étais pas au rassemblement,la lecture de tous ces messages vaut tous les reportages non-diffusés par les médias
muselés,,ma participation financière cette fois-ci, prélude à une participation physique car il y aura une prochaine fois,,
merci à tous ceux qui étaient là.
sophie de lyon
sophie - FRANCE (guide de tourisme)
Démocratie bafouée
citoyens bafoués
politiques bafouées
parents d'éléves bafoués,
meme chez les citoyens, c'est la déraison...
le pouvoir de l'état à son comble dans les abus de pouvoir.
Certains sont usés de se battre.
Eviter l'isolement.
Bravo a tous.
Emmanuelle - FRANCE (au chomage)
j'ai soutenu la manifestation, mais n'y suis heureusement pas venue .je m'essaie depuis longtemps à une attitude non violente mais en lisant tous les témoignages, je crois que je n'aurais pas pu résister à la colère, à moins que la peur ne m'aie muselée devant une telle force brutale.........bravo à
vous tous pour vôtre courage ! et merci.
Marieange - FRANCE (enseignante)
Arrivé à Colmar, en passant un rond point, le Monsieur en bleu voyant que je portais un tee-shirt "nucléaire non merci" m'a gentiment invité à m'arrêter et à fouiller la voiture.
Quelques centaines de mètres plus loin, rebelotte !
Dans la voiture, nous sommes surpris de l'ampleur des forces de l'ordre déployée.
Quand nous arrivons sur le lieu du rassemblement et le long de notre mini-parcours autorisé, nous hallucinons ! Barrage anti émeute, CRS déguisés en robocop, hélicoptères...
Nous avons fait toutes et tous plusieurs manif antinuke mais jamais nous n'avons vu ça.
Plus grave encore, vers 17 H nous voulons allé boire un verre en ville et là, impossible de passer pour moi à cause de mon tee-shirt et de ma combinaison antinuke que j'avais pourtant enlevé et enroulé. J'ai bien essayé d'expliquer qu'en tant que citoyen français, j'avais le droit de clamer haut et fort mes opinions, et que m'empêcher de passer, il y avait entrave à la liberté de circulation en plus d'entrave de liberté d'expression.
Mais rien à faire, on m'a juste invité à faire demi-tour.
Je leur ai lancé "société nucléaire société policière", ils m'ont répondu que c'était faux, pourtant ils venaient juste de me le prouver.
Je suis retourné à ma voiture, j'ai déposé ma combinaison, mis un pull sur moi, et suis repassé devant ces même CRS, et là, ils m'ont laissé enfin passer....et 20 mètres plus loin, je retirais mon pull et me suis promené dans Colmar le restant de la journée avec mon tee-shirt "nucléaire non merci".
plusieurs personnes m'ont dit que je fasse attention, mais bon, pas eu de problème par la suite.
En revenant sur la gare, j'ai chanté auprès de nos gentils CRS quelques chansons antinuke.
C'est plus fort que moi, je n'aime pas qu'on bafoue mes droits, mais en tout cas, Colmar n'a fait que renforcer encore un peu plus mon dégoût du nucléaire et de son totalitarisme.
Quand aux Colmariens, le soir, un restaurateur me fesait part que depuis 16 ans qu'il habitait là, jamais il n'avait vu un déploiement de sécurité aussi renforcé, que c'était démesuré et que même lors de la venue de Sarko, il n'y en avait pas eu autant.
Le nucléaire ne mourra pas tout seul, aidons-le !
Eric - FRANCE
bonjour,
je n'y étais pas, mais la lecture de ces témoignages, entre autre, m'a remis en mémoire un tout petit petit livre: "Matin brun" de Franck Pavloff...
Maryse - FRANCE (enseignante retraitée)
Je remercie Aline d'avoir parlé de Stop Fessenheim, association qui milite depuis de très nombreuses années pour la fermeture de la Centrale. J'avais oublié de citer dans mon propos précédent cette association qui ne faiblit pas dans son militantisme. Merci à Nicole également qui a su organiser et motiver les citoyens, les militants, autour de notre combat. Il nous faut continuer le travail en réseau, c'est notre seule chance de survie. A plus
Guy COLLIN
adhérent Stop Fessenheim et Bund Ortenau D
Guy - ALLEMAGNE
J'ai été scandalisée moi aussi par la démesure des moyens déployés à Colmar pour empêcher que la manifestation se déroule normalement. Le nucléaire est un sujet 'tabou' en France, et ceux qui sont antinucléaire sont considérés comme des ennemis de la République ! Ces trois mots fondateurs de notre pays : Liberté, Egalité, Fraternité, sont des mots qui ne veulent plus rien dire, ballotés au vent des courants, et Sarkozy est un de ces courants, je dirais même 'contre-courants' puisqu'à l'heure actuelle, ce sont les énergies renouvelables qui font leur entrée en force dans le monde, mais la France, encore une fois, aura un quart de siècle de retard !
Dans un pays où l'égalité n'a plus aucun sens (on constate toujours que ce sont les enfants de nantis qui réussissent le mieux) et la fraternité encore moins (il n'y a qu'à voir le nombre de SDF et de familles à la rue...), on a bafoué encore une fois le dernier bastion qui tenait encore debout : nos libertés républicaines.
Au Royaume-Uni où pourtant ils ont toujours un régime royaliste, il y a plus de liberté que chez nous ! Aux Etats-Unis, les racistes ont le droit de dire ouvertement leurs opinions. En France, on s'insurge contre le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, ce qui est tout à fait honorable, et on voue un culte à la liberté de la presse (ce qui est faux d'ailleurs concernant le nucléaire...), ais, à l'opposé, on fait la "chasse aux sorcières" aux anti-nucléaires...
Si encore, ces manifestations avaient été par le passé violentes et incontrôlées, j'aurais dit : "OK, d'accord, c'est normal qu'ils aient déployés autant de moyens", mais ça n'a jamais été le cas...
Je finis par croire que, pour être entendus, il faut passer par la violence, puisque ça marche pour d'autres ! Alors là, on aurait fait les gros titres dans les journaux !
Bravo à tous ceux qui se sont obstinés. J'étais de tout coeur avec vous à Colmar même si je n'ai pu me déplacer pour des raisons de santé.
Eliane - FRANCE (Assistante dans un cabinet d'avocats)
Je voudrais commencer par le ridicule des mesures de sécurité dont nous avons fait l'objet.
Notre bus a été arreté quelques kilomètres à l'entrée de Colmar. Sur tous les axes, des gendarmes controlaient tous les véhicules. Nous avons du nous garer en attendant qu'ils nous envoient des motards. Nous étions 2 autocars et avons été accompagnés par 4 motards ! Girophare et sirènes, nous passions tout droit aux feux rouges.
C'était réussi pour les autorités: braves gens ne vous inquiétez pas nous controlons ces dangereux manifestants qui sont venus mettre votre ville à sac.
Une fois en ville, les rues étaient barricadées et les manifestant étaient cantonnés à une zone en face de la gare. Des CRS en nombre bloquaient toutes les rues. Un hélicoptère ne cessait de survoler la manifestation en faisant du surplace. Il devait être guidé par du personnel au sol car dès que les organisateurs prenaient la parole, l'hélico était là rendant très difficile la compréhension.
Voilà, j'ai surtout fait l'expérience effrayante d'une démocratie bafouée. C'était tout simplement hallucinant. Les forces de l'ordre ont bien du se rendre compte du ridicule de leur nombre face à des gens comme moi qui sont venus en famille avec des enfants en bas age.
Jeremy - FRANCE (Ingénieur )
C'était écoeurant.
Le souvenir du regard sans états d'âme d'une quinzaine de policiers alignés, les mains sur les ceinturons, placés là pour intérdir l'accès à la ville (lieu public par excellence, comme si celle-ci leur appartenait) m'a rendu malade.
Démocratie? Parquer les gens pour qu'il manifestent entre eux
et bloquer la ville comme ça est du fascisme patent.
Gigia - FRANCE
Bonjour,
Bravo à tous ceux qui se sont deplaces!Ne pouvant en être j'ai voulu suivre sur le net les infos.
Si quelques journaux (Le Monde, DNA) en ont parle rien sur le site Liberation.fr jusqu'à tard le lendemain.....
C'est une honte!
Il prefere parler des buzz sur le net.
Michel - FRANCE (Retraite)
Voici ci-dessous le courrier adressé hier au Président de la République qui relate pour le mieux mon dégoût du comportement de L'Etat lors du rassemeblement du 03 oct.
Matthieu CARON Revest des Brousses le 08 octobre 09
Le village
04150 Revest des Brousses
objet : rassemblement de Colmar du 03 oct.
Monsieur le Président de la République
Les articles 19 et 20 de la déclaration universelle des droits de l’Homme stipulent que :
Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Article 20 : Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
Or, me rendant à Colmar, le 3 octobre dernier, pour manifester mon désir que la France renonce progressivement – mais rapidement – à utiliser l’énergie nucléaire, j’ai constaté que ces droits universels fondamentaux étaient bafoués.
En effet :
nombre de manifestants allemands et suisses qui souhaitaient se rendre à Colmar pour participer au rassemblement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ont été bloqués aux frontières,
plusieurs des entrées principales de la ville étaient interdites à la circulation,
les forces de l’ordre ayant investi Colmar, il était interdit aux manifestants de se déplacer librement,
certains manifestants se sont vu obligés de retirer leurs badges « sortir du nucléaire », par des CRS zélés,
…
Par ailleurs, les communes étant compétentes en matière de distribution énergétique et de salubrité publique, et la commune de Revest des Brousses étant particulièrement attachée aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables, madame le maire et moi même, son 1er adjoint, avions jugé nécessaire de faire entendre la voix de la Commune au cours de ce rassemblement. J’avais donc ceint l’écharpe tricolore d’adjoint pour me faire porte-parole de notre population. Or, ce symbole de la République, donc du peuple français, n’a pas été mieux respecté que ne le fut l’ensemble des manifestants.
Cela est grave !
Lorsque l’Etat oppose ses forces armées à l’expression pacifique de la voix du peuple, il s’agit d’un déni de démocratie !
Il serait trop aisé de plaider sur une simple erreur de jugement de Monsieur le Préfet du Haut-Rhin. En effet, le réseau Sortir du nucléaire, à l’origine de ce rassemblement, n’a jamais organisé que des manifestations non violentes.
C’est pourquoi je me permets de vous demander, Monsieur le Président de la République, de bien vouloir tout mettre en œuvre pour que de tels débordements des forces de police ne se reproduisent plus. J’espère également que ce rassemblement de Colmar plaidera en faveur d’une véritable concertation publique sur la question du nucléaire, dont le sujet avait malencontreusement été évincé du Grenelle de l’environnement.
Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.
Matthieu CARON
1er adjoint au Maire de Revest des Brousses
Copie :
ü M. le préfet du Haut-Rhin
ü M. le maire de Colmar
ü Mmes et MM. les administrateurs du réseau « sortir du nucléaire »
Matthieu - FRANCE (adjoint au maire de Revest des Brousses (04))
J'ai participé à ce rassemblement du 3/10 : Voyage en bus au départ de Lyon. Je prévoyais d'y rester 2 jours, tellement les animations proposées sur différents sites de la ville me semblaient sympas.
Au lieu de cela, une escorte de motards nous a accompagnés sur les 10 km qui restaient à parcourir pour arriver à Colmar et nous avons été "parkés" sur la place de la gare, sans autre ravitaillement que ce que les associations paysannes avaient à nous proposer. Une seule toilette sèche où il fallait faire la queue, évidemment !
Nous n'avons pas pu franchir le périmètre bouclé par les CRS pour nous rendre à l'hotel où j'avais réservé une chambre.
Dégoutés, nous sommes rentrés le soir même, sans avoir eu le plaisir de faire travailler les commerçants locaux (on trouvera une autre occasion ailleurs qu'à Colmar, pour boire une bière et manger une choucroute !)
Quand on sait que l'arrêté du maire Gilbert Meyer a été abrogé, mais que les ordres ont été maintenus ...
Nucléaire = Démocratie bafouée !
Michèle - FRANCE
Salut,
Je viens de vous envoyer des communiqués officiels du réseau sortir du nucléaire concernant la manif anti-nucléaire de Colmar.
Pour y avoir été, voici mon témoignage :
Nous sommes partis en train à 4 avec 2 amis et mon gamin. Arrivée sur les lieux vers 15h30. Des manifestants quittaient déjà les lieux (souvent des personnes âgées), fatigués de subir le grondement incessant d'un hélico qui restait en surplomb au dessus de la manif.
Température très douce, ambiance très bon enfant : clowns, musiciens de rue, jongleurs, beaucoup de couleurs, (notamment de jaune qui était la couleur de ralliement), des enfants se baignent nus dans la fontaine de la gare devant une foule qui rempli la place et le long boulevard d'accès à la gare. Un podium est installé en vue de prestations musicales et de conférences sur le nucléaire. Problème, impossible d'entendre quoi que ce soit dans ce vacarme (cf : l'hélico)
Les média présents tentent de glaner des infos ou des témoignages de manifestants mais force est de constater que la fête a sciemment été gâchée.
Vers 17h30, nous tentons d'aller boire un verre dans un café alternatif de la ville, mais impossible d'y accéder. Des CRS Robocop bloquent le passage sans pouvoir préciser combien de temps cela durera. Un peu plus tard, nous pouvons passer mais en enlevant toute trace de jaune sur soi (veste, chemise... sans signes distinctifs pourtant). Le ballon de baudruche de mon gamin (3ans 1/2) est confisqué. Pensez bien, il est jaune !
Par la suite, nous apprenons que de nombreux manifestants suisses et allemands notamment ont été bloqués aux frontières ou abords de la ville. Ils n'accéderont jamais à la manif !
Nul doute par ailleurs que de nombreux autres manifestants et parents ne se sont pas rendus sur les lieux par crainte de débordements ou violences. Petit rappel, la fête a été interdite au dernier moment par arrêté municipal puis préfectoral avant d'être à nouveau autorisée 2 jours avant le rassemblement. Mais interdit de défiler ! Que de bus annulés et d'argent gâché pour les organisateurs qui avaient imprimé des milliers de tracts depuis des mois, préparé un tracé en accord avec les autorités, organisé des débats.
150000 Euros de dettes pour rien ! Rien ? Sans doute pas ! Pour réaliser encore plus qu'on vire à la parano, à la manipulation sécuritaire pour ne pas citer le mot totalitarisme.
Quelle idée, me direz-vous, d'emmener ses enfants dans ce type de rassemblement ! Il vaut mieux rester chez soi ! Le monde devient fou, dangereux...
Nous baignons dans suffisamment d'infos pour nous forger notre propre opinion, parfois, convictions sur le monde qui nous entoure. Certes !
Mais c'est prendre le risque de laisser toutes nos sources d'infos aux mains des média qui filtrent et orientent tout !
C'est, par ailleurs, se priver d'un facteur essentiel : le contact humain. On rencontre des gens, des vrais, souriants, inquiets, jeunes, vieux...pas des monstres ! Les seuls qui ressemblent à des monstres (d'apparence bien sûr) sont ceux qu'on nous envoie pour nous protéger ! Nous protéger de quoi ? De qui ? That's the question.
Stéphane - FRANCE
J'ai été scandalisée par le premier barrage de CRS , à une dizaine dekm de Colmar, à l'issue duquel, après 10 minutes de pourparlers ( question : y-a-t-il des anarchistes dans le car ?) nous avona été escortés par un motard jusquà la SERNAM. ET PAR LE FAIT QUE NOUS ETIONS PARQUES COMME DES BESTIAUX? NE POUVANT CIRCULER EN VILLE? ET PAR L'HELICO QUI TOURNAIT SANS CESSE NOUS EMPECHANT D'ENTENDRE LES MESSAGES DIFFUSES PAR LES MANIFESTANTS PAR HAUT-PARLEUR;
NICOLE - FRANCE (bibliothécaire)
Nous avons souvent participé à des rassemblements et actions organisées par le réseau Sortir du Nucléaire (Colmar, Strasbourg, Cherbourg ...). C'est la première fois que nous voyons une telle présence policière ! Nous avons bien la preuve que non seulement l'énergie nucléaire est dangereuse pour l'homme d'aujourd'hui et demain pour nos enfants, mais aussi que nucléaire rime avec société policière.
Dans cette période de crise, une seule solution : l'abandon du nucléaire qui doit s'accompagner d'actions pour les économies d'énergie, l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.
Bernard et Dominique - FRANCE (Enseignant)
j'ai lu les messages ci-dessus, vu les vidéos & co et je pense que l'on est tous écœurés par la non-démocratie galopante (force de l'ordre, politique et médiatique) mais je ne pense pas que l'on puisse vraiment s'autosatisfaire, certes on était nombreux, mais le résultat de notre action laisse pour le moins à désirer; certes, comme vous j'étais heureux d'être à Colmar, mais n'oublions pas que cette pseudo énergie est avant tout criminelle: de l'extraction au non recyclage! je n'ai pas de solution, mais il est urgent que l'ensemble des peuples prennent conscience que l'atome est, avant d'être une énergie, un crime contre l'humanité présente et future.
merci à toutes et à tous de poursuivre le combat et n'oubliez pas Enercoop (2500 adhérents seulement)
Christian - FRANCE (prolétaire)
Je n'y étais pas, je ne pourrai donc pas témoigner, mais après lecture de tant de témoignages accablants, se rendre à de telles manifestations est devenu un véritable devoir citoyen et humain.
Tout montre que le glissement vers de nouvelles formes de dictature et de déshumanisation est devenue possible dans notre pays.
Aussi, est-il temps de rallumer la flamme de la résistance devant l'odieux qui se prépare contre nous et les enfants de demain.
Vidéo d'actualité - Appel du Conseil National de la Résistance
http://www.youtube.com/watch?v=vrA9zvqXW-I
Charles - FRANCE
Bonjour,
hier ein Bericht mit Fotos über Schikanen der CRS-Polizei gegenüber deutschen Teilnehmern, die die Kundgebung über die Avenue de Fribourg nach 17 Uhr verlassen wollten.
Um 17:17 fand ich die Avenue de Fribourg für heimstrebende Deutsche voll gesperrt vor. Auf dieser Straße war ich mittags zum Bahnhof problemlos geradelt wie viele andere auch. Die Kundgebung war gegen 17:10 Uhr vom Hauptpodium am Bahnhofsplatz beendet worden.
Es wurden über 100 bis 150 Fußgänger und einige Radfahrer blockiert von einem martialisch ausgerüsteten Polizeiaufgebot (mein Foto 767 von 17:17 Uhr
aus sicherer Entfernung). Einige waren schon am Umkehren (mehr dazu s.u.).
Viele Jugendliche hatten sich kurz vor den Polizisten auf die Straße gesetzt, weil sie am Weitergehen heimwärts nach Osten gehindert wurden. Von Polizisten wurde ich auf französische Frage, wo der Chef sei, per Nicken stumm an den dortigen Chef am Straßenhand verwiesen. Dieser lächelte ein bißchen verlegen, wollte trotz dringendem Hinweis
vieler, nun nach D heimzuwollen, auch zum Zug in Breisach usw, weiterhin blockieren. C. vom Veranstalter Reseau Sortir du Nucleaire konnte uns trotz ihrer Fragen an den Chef auch nicht helfen.
Es waren mehrere Kaiserstuehler dabei, darunter B. (….), ein Sprecher der Badisch-Elsaessischen Bürgerinitiativen und andere: B. wies den Polizeichef darauf hin, dass die Blockade durch die Polizei eine Einkesselung friedlicher Demonstranten und Freiheitsberaubung sei, und er werde das vor den EU-Gerichtshof bringen. Auch sei es Diskriminierung: Es seien französische Bürger durchgelassen worden. Ich fragte mehrfach Polizisten und den Chef, wo die Passage für uns Heimwollende sei.
Ich bekam keine Antwort darauf.
Ich zeigte dann meinen Presseausweis von (…) vor,
der Chef wollte diesen erst nicht anerkennen, es sei kein offizielles französisches Dokument, ich wies ihn auf den F-sprachigen Teiltext hin, worauf er mich mit Rad durchließ.
Hinter der Sperre standen ca. 10 Mannschaftswagen der CRS-Spezialpolizei. Seitenstraßen der vom Bahnhof zur Av. Friburg führenden Av. Poincaré waren mit Wänden plus Polizei plus Mannschaftswagen gesperrt (Foto 768).
Das Foto 769 zeigt die Sperre ganz nah von hinten, als ich gerade hindurch war. Der Polizeichef dort ist der 2. Polizist von ganz rechts, seitlich zu erkennen.
B. (…) ist mit halbem Gesicht links von dem rechtesten Helm zu erkennen. Foto 770 zeigt die dortigen Mannschaftswagen. Danach beeilte ich mich per Rad, den Zug in Breisach (23 km auf Landstraßen und Radwegen) 18:39 in gut einer Stunde zu erreichen.
Auf dem Heimweg überholte ich einige deutsche Radlergruppen aus Freiburg. Die hinterste Gruppe sagte mir, sie sei dort auch blockiert worden und habe dann nach einem Stück Rückfahrt Richtung Bahnhofsplatz nach Abbiegen nach Süden
eine Straße gefunden, wo man sie durchgelassen habe.
Die vorderste Gruppe mit (….) vom BUND-Freiburg,
die früher losgefahren war, sei noch nicht blockiert worden, man habe sich aber über den gerade stattfindenden Aufmarsch der Spezial-Polizei gewundert, das muss gegen 17 Uhr gewesen sein.
Mir kam das Verhalten dieser Spezialpolizei absolut lächerlich vor.
****
Außerdem: Fotos 676, 677, 740 von der Sperre der Straße vom Bahnhof Richtung Place Rapp/Innenstadt. Diese Sperren waren errichtet, obwohldie Zugangssperre für Besucher der Innenstadt am Freitag 2.10.2009 ngerichtlich aufgehoben worden war. Die Fotos koennen auf Wunsch bei STOP Fessenheim
oder bei Fermons-Fessenheim bezogen werden.
Georg - ALLEMAGNE (journaliste)
Après avoir écrit une lettre au maire de Colmar que vous avez publié, j'ai pensé que la meilleure façon de continuer le combat était peut-etre pour nous tous qui sommes si indignés de ce que nous avons vécu à Colmar était de quitter en masse EDF pour rejoindre ENERCOOP. Qu'en pensez-vous?
Annemarie - FRANCE (retraitée)
ne me parle pas de dmocraSCIE
des sdf des milliardr des armes protègent les laids fichets de la milliardiz si c'est ça la dmocrascie j'adh'r po1
avec mon souti1
Daniel rené - FRANCE (100)
il faut peu à peu supprimer les centrales nucléaires
Antoine - FRANCE
Un grand merci et mes félicitations à tous les manifestants et organisateurs de la journée du 3 octobre ! Bravo d'avoir conservé votre sang-froid (le mien s'est quelque peu échauffé à la lecture des témoignages) face à la provocation des "garants" d'une soi-disant démocratie. Je serai de la prochaine manif' et en attendant je vais m'entraîner à rester zen ...
Marie - FRANCE (enseignante)
Bonjour,
Je n'ai pu me rendre à Colmar mais j'habite près de la Centrale nucléaire de Belleville sur Loire où un collectif se bat pour installer L'EPR en remplacement de la Centrale actuelle qui commence à présenter des signes de faiblesse....
Cette situation m'a inspiré ce petit conte et je vous l'offre comme humble contribution à tout ce que vous faites.
Amicalement
Gérard Sevelle
EN MARS 2007, SEIZE MILITANTS DE GREENPEACE, VENUS DE DIFFERENTS PAYS EUROPEENS, SE SONT INTRODUITS DANS LA CENTRALE NUCLEAIRE DE BELLEVILLE SUR LOIRE DANS LE CHER.
QUATRE D’ENTRE EUX SONT DESCENDUS EN RAPPEL DEPUIS LE SOMMET D’UNE DES DEUX TOURS DE REFROIDISSEMENT POUR Y ECRIRE EN LETTRES DE 4 METRES DE HAUT : EPR = DANGER.
C’EST A CES COURAGEUX EVEILLEURS ET VEILLEURS QUE JE DEDIE CE PETIT CONTE BERRICHON.
IL était une fois, dans un pays imaginaire, très loin d’ici, des élus zélés et très dévoués désirant profondément le bien de leurs administrés.
Or, (c’est le cas de le dire !) chacun sait que le bonheur ne peut dépendre que de revenus aussi substantiels que providentiels à se partager ! D’où le zèle des zélés élus à se mettre en chasse pour découvrir la cachette ... de la cassette, pour frapper aux bonnes portes... de coffre-fort, enfin bref, pour détecter les robinets... d’où sous tirer. Le temps de réflexion, nécessaire à ceux qui prennent la responsabilité de mener les autres, s’en trouvant, bien évidemment, réduit d’autant !
Ce débordement d’activités finit par porter ses fruits et fit mentir le célèbre proverbe qui dit « qu’élu qui roule n’amasse pas mousse » ! Le miracle sonnant et trébuchant surgit à portée de griffe : une centrale dite nucléaire. Il est utile de signaler ici que, dans le pays imaginaire où se déroule cette histoire, centrale veut aussi dire prison, d’ou la nécessité de bien préciser « nucléaire ». L’une enferme, l’autre peut libérer... de la radioactivité.
Pour rafler la mise avant d’éventuels concurrents, aussi cupides que jaloux, des Comités de soutien fleurirent, des Associations de Défense pour ne pas dire d’Attaque furent mises sur pied, moultes réunions éclorent pour peaufiner le projet et le rendre reluisant. Les moyens de contrer les mal « veillants », de convaincre les fatigants indécis furent inventoriés puis affûtés. Là encore, cette fébrile activité porta ses fruits : les administrés, à qui l’on faisait souvent semblant de donner la parole pour mieux la contourner, se firent moutons. « On me dit que mon niveau de vie va augmenter, je serais bien bête (dit le mouton !) de ne pas accorder aveuglément ma confiance à qui est bienfaiteur de mon porte-monnaie ».
Mais, plus clairvoyants, certains trouble- sous, pourvus de la légendaire réflexion fine des fameuses chèvres berrichonnes à qui, c’est bien connu, il ne faut pas « en compter » demandèrent, au delà des retombées financières, une réflexion sur les conséquences à plus long terme de certaines autres retombées.....
Ces bornés, pour s’opposer à ce miraculeux progrès, arguaient en plus que les rayonnements solaires suffisaient largement pour faire mûrir leurs tomates sans avoir à y rajouter d’autres rayonnements !
On les rappela sévèrement à l’ordre.... bancaire : « cette centrale est une occasion unique qui ne se représentera plus ; c’est une mine d’or pour la région entière ; elle contient beaucoup de sous pour nous, quelques piécettes pour ceux qui nous soutiennent, et, « argument imparable, » elle apportera
la lumière au monde » ! Ces imbéciles, empêcheurs de tourner en « ronds », n’avaient en effet pas compris que pour éclairer le monde la Liberté avait besoin que quelqu’un lui fournisse la lumière !
La Liberté éclairée, la discussion s’éteignit.
Si le territoire trouvé fut modeste il n’en fut pas de même de la machine à sous qui s’assit dessus ; imposante Babel elle aurait fait une ombre mortelle à ses petites sœurs de Las Végas. Mais les élus avaient vu juste : rien que la construction fit, le mot n’est pas trop fort, exploser non le niveau sonore, du moins jusqu’à ce jour, mais le niveau de vie local.
Comme l’argent est argenté, et non doré, c’est la pilule que l’on dora afin de la faire avaler plus facilement et, pour prouver qu’il n’y avait aucun danger à dormir autour de la bête, l’on distribua généreusement de délicieux petits bonbons délicatement parfumé à l’iode, à consommer au cas où....
Attention d’autant plus généreuse que les heureux bénéficiaires n’avaient rien demandé!
Hélas, ce cas improbable se présenta brutalement : une terrifiante armée de mercenaires étrangers, armés de bombes, envahirent la centrale dite nucléaire avant de rejoindre à la fin de l’aventure et, encadrés de gendarmes, l’autre type de centrale dans l’indifférence générale des possesseurs de comprimés d’iode et des autres.
Pourtant, avec leurs dangereuses bombes... de peinture ils alertèrent pacifiquement les anesthésiés d’en bas et, pour appuyer leur message, descendirent en rappel. Or, dans ce pays imaginaire, rappel signifie second appel pour prévenir. Le premier appel à la vigilance étant sans doute ces menus incidents sans conséquences et ces discrètes petites fuites survenus, de ci de là par le passé, dans la centrale dite nucléaire?
Bien vite, l’on passa l’éponge et sur les inscriptions de peintures et sur cet incident .Et chacun retourna à ses petites où grandes affaires !
Las ! Si cette histoire s’était passée en notre région, les élus auraient su, instruits par la sagesse des légendes nivernaises et berrichonnes, qu’il est dangereux de vendre son âme (et celles de ses administrés !) au diable et qu’il est illusoire, le marché conclu, de penser pouvoir y échapper. Cette évidence prit son temps pour germer mais elle se confirma.
Lucifer, ange de lumière mais aussi prince des ténèbres, surgit de façon totalement imprévisible, mais parfaitement diabolique comme à son habitude, pour réclamer son dû : « Vous avez eu la lumière et ses reflets dans les pièces d’or données hier ! Je veux mes âmes damnées aujourd’hui ! » Et, dans un éclair fulgurant, la généreuse tirelire transforma sa fission ténébreuse en fissure aveuglante. De cette fissure sortit le ricanement, mortel pour l’homme et la nature, du Malin – celui qui rit le dernier !- Tout ce qu’atteignait ce ricanement était voué à disparaître, à plus ou moins long terme, avec plus ou moins de souffrances, avec des conséquences funestement incalculables pour tout ce qui porte vie.
Certains élus, qui hier souriaient aux anges devant leur pécuniaire réussite, avaient de bonnes raisons de continuer de le faire puisque deux ailes blanches ornaient leurs épaules ! Ils avaient sincèrement désiré le bien de leurs administrés, dont certains d’ailleurs les avaient aussitôt suivis tandis que d’autres, broyés de douleurs, attendaient leur tour pour le faire. Ces élus espéraient que l’Histoire inscrirait leur nom sur la liste des bienfaiteurs de l’Humanité : ils avaient réussi : les humains de la région, du moins les survivants, n’étaient pas près de les oublier !
Si la véracité de ces événement semble acquise, la vérité sur l’emplacement géographique exact de ce conte totalement imaginaire ne fait, par contre, pas l’unanimité parmi les historiens. Certains pensent qu’il se serait déroulé à Tchernobyl. D’autres parlent de Tchernobel voire Tchernobelle. D’autres enfin, les plus nombreux, penchent volontiers pour
TCHERNOBELLEVILLE !
Mais, ce sont là, comme pour la construction des centrales dites nucléaires, affaires d’experts auxquelles l’ignorant commun des mortels ne peut, ni ne doit, donner son avis puisqu’il n’y connaît rien !
Et, de toute façon, tout ceci n’est qu’un conte.
Gérard SEVELLE
GERARD - FRANCE (cadre retraité des Hôpitaux de Paris)
Hello !!!en lisant les témoignages je ne sais que dire ou rajouter....
nous ne nous sommes pas laissé impressionnés,les provocations bien peu pour nous....!oui oui oui !!!restons mobilisés,le contexte actuel se veux agressif
le combat continue,et restons sur nos garde ,restons réalistes et responsables,
l'émotion c'est bien de l'exprimer,je pense pourtant que ce positionnement n'est qu'un prémice puisque que nous le vivons de façon plus atténué certes mais au quotidien....ne nous berçons pas d'illusions....le combat continue....
j'ai vécue des manifs à gorleben (castor/chaque novembre)c'était pire....
bon,euh r.v. à bure ???!!!!5 eme anniv)
Je souhaite remercier les personnes présentes à cette manif
malgré le contexte ce fut un moment de quiétude et de partage.à bientôt .
Sylvia stella - FRANCE (citoyenne)
J'étais à Colmar avec mes compagnons pour demander la fermeture de Fessenheim. Bravo aux militants alsaciens, et au Réseau d'avoir tenu le coup, et de ne pas avoir cèdé.
Bien que prévenus, nous étions, il faut l'avouer,impressionnés par le déploiement de force de "l'ordre". Malgré tout, un peu méfiants, nous avons été à leur contact. Il s'agissait déjà d'avoir des infos pour rejoindre la place de la gare puisque tous les chemins paraissait fermés mais aussi de nous informer, était-ce l'insurrection à Colmar? Qui en voulait à ce point aux maisons à colombage? Des thermites ?Réponse: la police, la gendarmerie étaient là pour nous protèger. ça nous a rassuré, nous protèger contre nous même, on y aurait pas pensé tout seul! C'est vrai qu'il faut être fou pour penser que le nucleaire est nuisible, et les fous il faut les protèger contre eux-même. Je me demande même pourquoi Mr le Préfet n'interdit pas les manifestations de fous, ça serait plus simple. Non, il est vrai que ça ne donnerait pas une bonne image de la démocratie. Alors la manifestation est autorisée mais interdite dans les faits, les fous ferons semblant, les dingues s'amusant d'un rien.
Autre chose qui m'a amené à penser qu'on était fou, comme retombé dans un état d'irresponsabilité. Un CRS qui devait avoir 25 ans s'est adressé à nous vénérables cinquantenaires en disant "On va être gentil, on va pas faire de bêtises" Le On c'était nous, ces pauvres déficients mentaux qui pensent qu'on pourrait se passer de nucleaire.
En rentrant je voulais faire une lettre au président, au ministre de l'intérieur, au préfet, au maire de Colmar, avec copie aux journaux, pour m'indigner de la constatation que nous étions dans un état qui ne se soucie plus de Démocratie et vire à l'état policier. Puis j'ai pensé avec raison je crois que c'était pisser dans un violon.
Il va falloir certainement, sans tomber dans la violence, faire autrement pour(se)manifester Certains se forment déjà, rejoignons les. Guy.
Guy - FRANCE (éduc spé)
Bonjour,
Tout d'abord MERCI.
Merci à aux organisateurs et a toutes les associations.
Merci à tout ceux qui ont eu le courage de venir pour dire Stop. Car beaucoup ont été arrêtés, et beaucoup ont eu peur de poursuivre, à cause de toutes les manoeuvres de dissuasion mises en place.
J'ai été heureuse de pouvoir venir, même si nous avons été entassés, humiliés, confinés... on a pu montrer que l'on est de plus en plus à réfléchir, à penser malgrés tout ce qu'on nous cache.
Le nucléaire a toujours été un sujet tabou, et a été imposé à coup de mensonges et de cachotteries. Déjàil y a plus de 30ans, mes parents étaient listés et ettiquetés lorsqu'ils participaient à des manifs anti-nucléaires. Mais là bas ils étaient peu encore à s'inquiéter, la plupart de la population ne comprenait pas l'enjeu et faisait confiance.
"Ce qu'on ne voit pas, ne pollue pas": combien de fois avons nous ouvrir les yeux aux personnes trop crédules?
Il est temps que celà cesse!
Et si cette manifestation n'a pas eu la réussite et l'ampleur méritée, elle a au moins montrée à quelques uns, dans quel monde nous vivons. Si elle a pu ouvrir les yeux à seulement certains, et prouver par tout cet attirail qu'on ne veut pas nous laisser parler, que le nucléaire est intouchable en France; pour moi c'est déjà une grande victoire.
Je regrette bien sur que par ces cloisonnements et par le peu de place que l'on a bien voulu nous laisser, ne pas avoir pu découvrir tout les stands présents. J'aurais aimé gouter les produits proposés et je pensais pouvoir trouver des badges, affiches, ou même stands d'associations; mais j'étais coincée d'un côté.
Merci aussi aux personnes qui ont persévérées dans leurs discours malgrés le bruit de l'hélico., dommage que nous n'avons pas pu les entendre completement.
L'ambiance était fantastique: les clowns, les musiciens, tout le monde, merci.
Et merci aux allemands, suisses, et autres qui ont été lamentablement freinés aux frontières, car votre soutient est primordial, c'est une bataille qui n'a pas de frontière, merci. Ca fait chaud au coeur de se voir tous unis pour une même cause (malgrés tous ces obstacles).
Pour ma part, j'ai vraiment honte des attitudes de mon pays; depuis toujours on nous ment, on nous impose des choses, tout est mal réfléchie (enfin pour nous); on croierait plus qu'ils cherchent à mener la france à la faillite tout en empochant le maximum pour eux meme... (ils peuvent se vanter "cocorico!", oui bravo la france quand nous seront tous foutus!).
La politique est une histoire de sous, ça c'est une réalité. Mais mettre le monde entier en danger pour s'en mettre plus en poche, s'est dégueulasse. Quand à l'excuse qu'on ne peut vivre sans nucléaire en france...à d'autres! Pourquoi d'autres pays y arriveraient et pas nous? Pourquoi par cette excuse ne rien faire du tout, ne même pas essayer de le faire disparaitre peu a peu? Parceque la volonté des dirigeants n'y est pas simplement!
Je suis dégoutée de tout ce qui se passe, c'est lamentable.
En tout cas, continuons à nous battre, malgrés tout ca!
Merci.
SEVERINE - FRANCE (infirmière)
C'est très surprenant. D'abord, je suis arrivée à Colmar, ville "morte". C'était la première fois que je venais à Colmar. En l'espace de plusieurs heures, je crois n'avoir vu que quelques habitants. Nous étions entre manifestants. C'est très bizarre. Comme si on avait dit aux habitants de Colmar : barricadez-vous, des fous furieux vont débarquer dans votre ville, ne sortez pas de chez vous. Bref, un espèce de couvre feu. A cause de nous, les manifestants. Non, pardon, à cause de ceux qui se rassemblent vu qu'il s'agissait d'un rassemblement. Et puis après ... impossible de sortir de la "zone". Des policiers nous empêchaient de passer. Et attention ! Il y avait les caméras ! C'était fatigant. Une femme a fait pipi devant les policiers. Elle avait envie ... ils l'empêchaient de sortir de la "zone"... Je me suis sentie alors parquée comme un animal. C'est triste. Mais je tiens à dire une chose : les personnes venues pour ce rassemblement ont mangé, bu, voire dormi à Colmar. Il y a donc eu des retombées économiques !! Peut-être pas à la hauteur des dépenses, mais ces dernières auraient pu être réduites, dans un contexte où on préconise de se serrer la ceinture... C'est triste, et j'ai honte pour la France.
Christine - FRANCE
Il y a huit ans, nous défilions dans Colmar et le cortège était joyeux...
Sous l'ère Sarkosi, cela n'est plus possible. Malgré la bonne ambiance sur place, nous étions mal à l'aise, vaguement inquiets et tellement honteux d'être français!
La prochaine fois, aurons-nous droit aux chars d'assaut, aux mitraillettes?
Qu'à cela ne tienne, nous reviendrons, plus nombreux encore,pour faire entendre notre voix.
Bravo au réseau pour son DNF trés convaincant et l'organisation de la manifestation malgré les difficultés.
Anne
Anne - FRANCE (kinésithérapeute)
Bonjour, Je pense qu'il serait grand temps de faire la différence entre des gens pacifiques qui manifestent de façon programmée, organisée, en toute clarté... et d'autres qui agissent avec violence, de manière imprévue...
CLAUDINE - FRANCE
J'ai vu, j'ai lu
Il est plus facile de lutter contre les ours
Il est plus facile d'être chasseur et de manifester
Et Colmar en état de siège !
Bon courage!!!
Didier - FRANCE
Salut à tous, salut Philippe,
J' y étais, avec le Parti de Gauche.
Ce qui s 'est passé est un scandale.
Unis, on leur remontera les bretelles.
Yves - FRANCE
Bonjour,
il était une fois une grenouille dont on se disait qu'elle serait mieux dans notre assiette que dans son bocal. Afin qu'elle ne s'échappe pas, on eut l'idée de chauffer lentement l'eau de ce dernier. Ainsi, sans même qu'elle s'en aperçoive, elle s'accoutuma peu à peu, par force, à la tiédeur de son eau, puis à sa chaleur puis... Lorsqu'elle pris conscience du problème, il était trop tard; trop fatiguée pour s'échapper elle se laissa cuire.
Dans l'état actuel de nos connaissances et capacités technologiques, il me parait logique, du point de vue du gouvernement, de repousser le plus possible la fermeture de cette centrale, bien qu'elle ait fait son temps. En effet c'est alors qu'apparaitraient les vrais problèmes: comment démanteler cette installation en respectant des normes de sécurité acceptables, et comment gérer les déchets radioactifs générés? Les décideurs qui ont fait le choix du nucléaire se retrouveraient "au pied du mur", confrontés au vrai problème issu d'une politique de l'autruche qui a hypothéquée sur les générations futures* (la durée de demi-vie du plutonium 240 est de 6560 années.)
Coïncidence? Ce mardi 13 octobre, Arte propose, à 20h45, une émission intitulée "Déchets, le cauchemar du nucléaire".
En vous souhaitant une bonne journée,
avec mon amitié,
* Pour la première fois j'ai récemment vu à la télé la publicité d'un organisme de crédit proposant un prêt qui pouvait se contracter sur plusieurs générations!
Alors là je trouverais tout simplement normal que les enfants puissent assigner leurs parents en justice... tout comme nos descendants pourraient trouver à y revoir sur cette option du nucléaire.
Bernard - FRANCE
J'étais à la manif de Colmar, ce 03 octobre, pour dire non au nucléaire,, à ses dangers, à ses menaces pour l'avenir, à l'opacité dont il est entouré.
J'ai vu de mes yeux vu le déploiement policier. A première vue dérisoire car démesuré et sans objet. J'aurais pu en rire. J'en pleurerai, plutôt, car ce déploiement manifeste bien le mépris de certains élus pour le peuple et pour la démocratie. Notre pays est en train de devenir un état totalitaire. Quelle honte ! la France, terre des Droits de l'Homme, qu'est-on en train d'en faire ?
Honte au maire de Colmar (Meyer, mais sûrement pas le meilleur), honte au préfet qui n'a pas voulu modérer le maire, honte aux profiteurs du CAC 40 et aux patrons d'EDF et d'AREVA qui sont en train de réveiller la lutte des classes, honte au président sarkozy qui par ce qu'il est et dit, encourage de fait les velléités de totalitarisme.
A la tristesse vont succèder la colère et la rage dans le coeur de bien des Français pourtant pacifistes et respectueux de la Loi.
Jean-Luc - FRANCE (dégagé des obligations pofessionnelles)
Monsieur le Maire de Colmar,
Je dois vous faire part de mon sentiment de révolte et de dégout face à votre comportement vis à vis de la manifestation pacifique anti-nucléaire qui s'est déroulé dans votre ville les 3 et 4 octobre 2009.
Le blocage des manifestants que vous avez mis en place n'est pas digne de notre République et cette répression policière démesurée a douloureusement rappelé à de nombreux européens les heures les plus sombres de notre histoire.
Ma compagne et moi-même aimons beaucoup votre belle ville et comptions venir l'été 2010 pour nos vacances, mais étant donné les faits nauséabonds des 3 et 4 octobre, nous avons définitivement décidé de changer de destination.
Nous nous rendrons ainsi dans un lieu qui respecte le traité européen de libre circulation des citoyens européens, la libre expression et le vivant : en un mot : plus jamais Colmar.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes plus profonds regrets,
Florent G., un électeur français - FRANCE
Vous avez dit " liberté"...
Samedi 3 octobre 2009, le réseau "sortir du nucléaire"appelait à manifester à Colmar , place de la gare, pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, rassemblement prévue pour 15h30.
Créé en 1997, le réseau "sortir du nucléaire" est une fédération de 841 associations toutes convaincues de la nécessité de l'arrêt de la prolifération du nucléaire et de la fermeture des centrales, et que le temps est venu de se tourner vers les énergies renouvelables.
Bien sûr il ne s'agit pas de stopper les centrales nucléaires du jour au lendemain, mais l'on ne doit jamais oublier qu'une centrale nucléaire est dangeureuse, même neuve, les risques augmentant bien évidemment avec le temps.
Tous les 10 ans, les centrales nucléaires subissent des inspections approfondies(appelées "visites décennales")qui doivent permettre aux inspecteurs de la sûreté nucléaire de décréter si chaque réacteur est apte ou non à continuer de fonctionner.
Après 30 années de fonctionnement, les réacteurs demandent des travaux de remise en état, l'investissement financier alloué par réacteur s'élève à 400 millions d'euros et sans éliminer les risques d'accidents.
En effet, le vieillissement des installations est à l'origine de nombreuses situations accidentelles: ainsi le 78 avril 2009, Les Echos précise que "lors des dernières visites decennales en 1999 , les cuves des réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement". On peut supposer que 10ans plus tard,l'état des cuves de Fessenheim ne s'est pas amélioré!!!
D'autres risques existent:
-le risque sismique
-la dégradation des conditions de travail; ainsi le monde du 5 avril 2007 informe du suicide de trois salariés du site de Chinon ( Indre et Loire) depuis août 2007 soit en moins d'un an;
une tentative de suicide à la centrale nucléaire de St Alban(Isère), info du 1er octobre 2008.
De nombreux autres exemples de situations à risques ont existé et existent, alors pour toutes ces raisons et à l'heure où chacun y va de son grenelle de l'environnement, ne serait-il pas plus judicieux d'utiliser les milliards d'euros alloués aux réacteurs défaillants sans garanties d'annihiler les riques accidentels,à l'investissement dans le développement des énergies renouvelables?
Fessenheim a trentes années de service, ne serait-il pas plus sage et surtout plus prudent de fermer ce site ce que prônent les 10 000 manifestants citoyens Européens(Français, Suisses ,Allemands..) et utiliser ce lieu comme laboratoire de recherche sur le démantèlement des installations nucléaires?; fermer une centrale ne suffit pas , il faut organiser la réhabilitation du site et actuellement cette technique n'en n'est qu'aux balbutiements; même désactivée , une centrale est dangeureuse...
Avec 10 000 manifestants, personne ne peut nier la réussite de cette mobilisation et ce n'est pas grâce aux autorités
Ainsi à 13h un déploiement démesuré des forces policières avait envahi la ville de Colmar et les frontières suisses et allemandes, contrôlait et tentait de dissuader les citoyens de se rendre au rassemblement place de la gare , des hélicoptères survolaient en continu la ville, le centre de la cité alsacienne était désert car fermé
Malgré toutes ses tentatives de démobilisation, d'intimidation, les citoyens Européens ont encore une fois prouvés qu'ils étaient bien déterminés à participer aux décisions concernant la construction de leur avenir et de leur devenir.
Cette mobilisation pacifique est une belle leçon de démocratie contrairement au nucléaire qui, quelque soit sa forme, civil ou militaire, est une arme de pouvoir et du pouvoir.
Pour en savoir plus sur le sujet: www.sortirdunucléaire.fr
Un livre culte sur une femme d'exception:Solange Fernex, l'insoumise d'Elizabeth Schulthess aux éditions Yves Michel
Claudine - FRANCE
Manif à Colmar ??? j'y étais !!
après un voyage sympathique dans de vénérables bus prêtés par une association mulhousienne, une arrivée dans la campagne, nous faisons une sympathique balade le long d'un canal puis enfin nous arrivons à Colmar et là, nous prennons conscience que nous ne sommes pas les bienvenus!!
Comme indiqué dans les bus, certaines lignes sont supprimées, bien qu'il fasse un belle journée, il ny a pas grand monde en ville enfin, pas grand monde...
Il y a beaucoup, beuacoup de CRS, de Policiers (nationaux, de pliciers(municipaux)
Comme écrit par ailleurs, le circuit pour rejoindre la gare est passablement décourageant, et tortueux...
il ny a pas de manif, nous sommes rassemblés devant la gare,parqués...
C'est ympa mais frustrant, l'hélico est passablement crispant mais il faut ce qu'il faut, (au fait, c'est qui qui paye?)
La manif se termine je repars en train ; des amsi m'expliqueront que les crs ont tout fait pour pousser à l'incident sinon pourquoi tout ce déploiement de force ???
Un peu décourageant mais ça fait rien, je reviendrais, je retournerais manifester !! Nuclaire, non merci!!!
Au fait, j'ai perdu mon appareil photo numérique à Colmar ;
Si vous l'avez retrouvé, merci de me contacter au 04 75 04 63 69
M E R C I
Christille - FRANCE (travailleur social )
Mea culpa!! le sypathique bus de l'association caracol est toulousain (et non pas mulhousien!!)
Christille
Christille - FRANCE (travailleur social )
Deux poids, deux mesures...
Après avoir tenté « d'effacer » du décor les dangereux manifestants anti-nucléaire le 3 octobre, la démocratie est revenue à Colmar. 500 tracteurs y ont défilé le 16 octobre. Visiblement on a - cette fois - pas eu peur des débordements ou de la gène que les manifestants auraient pu causer aux commerçants et aux promeneurs. Il est connu que contrairement aux anti-nucléaires, les paysans en colère n'ont jamais fait preuve de violence dans leurs manifs.
L'Alsace du 17 10 2009 dit :
"Les rues de Colmar ont été sillonnées hier par 500 tracteurs venus de tout le département ».
Visiblement pas de barrage pour les embêter ou les empêcher d'arriver au but. Ils ont même pu déverser de la paille, du maïs et des pommes de terre devant le préfecture...."
Ceci dit je n'ai rien contre les agriculteurs et la manif n'a pas provoqué d'incidents.
En économie ont parle souvent de la dette laissée aux générations futures.
Ne pourraient on pas calculer le poids de l'héritage nucléaire et en faire un indice qui frappe l'opinion et s'en servir dans le futur pour dénoncer l'aberration de cette forme d'énergie.
Comparer par exemple :
le temps mis à épuiser le minerai d'uranium et le temps qu'il faudra surveiller les déchets...
La durée de vie des déchets et la durée de vie des différentes civilisations qui se sont succèdes sur la planète...
Il y aurai de la ressource, si ca intéresse quelqu'un je suis partant.
Norbert - FRANCE
Bonjour,
Comme beaucoup de gens, j'ai été scandalisé par les interdictions autours de la manif et par la présence policière.
Avant la manif, vous parliez de lettres du maire et du préfet qui parlaient d'entrave à la liberté de manifester. A ce moment je vous avais demandé si c'était possible de m'envoyer une version scannée. On a refusé parce qu'il était possible de les utiliser pendant un éventuel procès.
Si c'est possible maintenant, je suis preneur.
Je ne sais pas si ça vous servira mais après la manif j'ai envoyé un mail au préfet, au maire et à tous les adjoints. Les réponses du premier adjoints n'apportent pas grand chose mais bon...
La discussion est ci après.
Cordialement
Mail envoyé à la Mairie:
Bonjour,
Je vous ai envoyé un mail le 6 octobre mais il est toujours sans réponse.
Merci de répondre aux interrogations suivantes concernant la manifestation anti-nucléaire.
Les manifestations anti-nucléaires n'ont jamais été la sources de violences urbaines ou de dégradations. Ces manifestations sont pacifistes et non violentes. Le déroulé du week-end en est la preuve.
Les panneaux lumineux de Colmar indiquaient que le maire nous garantissait qu'aucune restriction de circulation n'était en œuvre pour les piétons. Je tiens à vous dire que j'ai moi même été obligé de rebrousser chemin plusieurs fois car les routes du centre ville étaient bloquées par la
police, la gendarmerie, les CRS ou les gendarmes mobiles. De grandes barricades étaient mises en place, nous interdisant d'aller en centre ville.
Il me semble inadmissible d'interdire la circulation dans une ville sous prétexte qu'une manifestation non violente et pacifique se déroule.
Pour avoir discuté avec de nombreuses personnes qui n'ont pas participé à la manifestation (dont des habitants de Colmar), je me suis rendu compte que le dispositif ne fait que renforcer l'image des pouvoirs public sur la
question du nucléaire : la population doit être tenue à l'écart, il existe un flou total sur la question, aucun débat ne doit exister.
J'aimerais savoir combien de forces de l'ordre étaient déployées ce jour là.
J'aimerais savoir combien a couté ce dispositif.
J'aimerais savoir pourquoi vous avez mis en place ce dispositif alors que rien ne laissait supposer qu'il y aurait des débordements.
Je vous remercie d'avance de m'éclairer sur ces questions.
Cordialement.
Réponse du 1er adjoint au Maire:
Bonjour
J'ai bien reçu votre mail, chacun est libre d'avoir sa position. Pour ma part, je considère que la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres.
Liberté de manifester, oui, elle a eu lieu, liberté pour les commerçants du centre ville de travailler, surtout un samedi après-midi et liberté pour les élus municipaux que nous sommes, de veiller conformément au mandat que
nous ont confié les électeurs, de protéger nos concitoyens.
Pour ce qui concerne les autres questions, elles sont du ressort d'autres que moi, néanmoins les quelques articles de presse peuvent, ces derniers temps, vous donner la réponse tant souhaitée.
Meilleures salutations.
Yves HEMEDINGER
1er Adjoint au Maire
Mail renvoyé à la Mairie:
La liberté des uns s'arrête la ou commence celle des autres ...
Vous voulez dire que la liberté de consommer toujours plus de nucléaire s'arrête lorsque je souhaite vivre en sécurité.
Quelles excuses pouvez vous donner sur ma liberté de circuler entravée par les CRS?
Nous sommes dans un pays ou la liberté de manifester est présente. Vous avez vous même entravé cette liberté en refusant le parcours, en déplaçant le lieux de rendez-vous,...
Je tiens à vous dire que si j'avais eu accès au centre ville, j'aurais pu faire marcher les commerce. Quelles pertes pour les commerçants quand leur ville interdit l'accès du centre ville à 10 000 personnes.
Je tiens à vous dire que je ne vois pas ou était le danger pour vos concitoyens (dont une partie était d'ailleurs à la manifestation).
Votre mission consiste également à veiller au respect des libertés, dont celle de manifester et celle de circuler qui ont été gravement mises à mal.
Je souhaite savoir pourquoi la liberté de circuler était mise à mal alors que la veille, le tribunal avait cassé le décret liberticide de la mairie?
Réponse du 1er adjoint au Maire:
Bonjour
J'ai bien lu votre mail et vous informe que je m'en tiens à mes réponses.
Ce mail est donc le dernier sur le sujet.
Meilleures salutations.
Yves HEMEDINGER
1er Adjoint au Maire
Camille - FRANCE
"Ancien combattant" de bien des luttes pour la préservation de la nature et de l'environnement, des luttes toujours non-violentes et désintéressées pour l'intérêt collectif, j'étais bien sûr place de la gare à Colmar samedi après-midi. J'en garde le souvenir d'une manifestation exemplaire rassemblant des citoyens de tous âges - du petit enfant à l'octogénaire - dans une ambiance d'une part très sympathique, festive et conviviale, et d'autre part informative et militante sans excès. Une manifestation transfrontalière exemplaire, je le répète, dont le seul aspect négatif aura été qu'on se sentait là comme dans un bocal posé au milieu de Colmar, coupés de la ville par un dispositif policier ahurissant, ubuesque, scandaleux par la méfiance totalement injustifiée ainsi étalée.
Les médias avaient fortement contribué à faire monter la peur à l'approche de cette manifestation pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Votre article "Le droit à manifester" contraste heureusement avec cette quasi manipulation de l'opinion, aussi je tiens à sincèrement vous en féliciter et vous remercier.
A côté de cela, vous le rappelez, la manifestation des 1500 tracteurs à Strasbourg aura, elle, atteint son but "d'emmerder" un maximum de monde. Mais cela, n'est-ce pas, est normal. Les agriculteurs "en colère", les routiers "en colère", les motards "en colère"... ont le droit en France de bloquer les routes et les voies ferrées, de dégrader voire saccager au passage... sans que cela mobilise plus que quelques policiers chargés de faciliter le déplacement de leurs troupes. Pour toutes les luttes catégorielles de ce genre s'applique très généreusement le droit à manifester ; elles au moins ne remettent pas en cause les puissants groupes de pression pro-nucléaires !
Avec mes salutations
Jean-Paul - FRANCE