FERMONS FESSENHEIM
ET SORTONS DU NUCLÉAIRE

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29/09/2009 : L’Alsace - Un départ place de la Gare ?

C’est « un peu refroidis » que les organisateurs de la manifestation antinucléaire du 3 octobre, « Sortir du Nucléaire » et « Fermons Fessenheim », ont pris part, hier soir, à une rencontre avec le préfet du Haut-Rhin, Pierre-André Peyvel, et son directeur de cabinet, Laurent Gandra-Moreno.

Une réunion qualifiée « de la dernière chance », peu avant dans la journée. « Quand on nous a proposé ce rendez-vous, on a trouvé cela plutôt positif, relève Rémi Verdet, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire ». Mais entre-temps, le maire de Colmar a pris ces arrêtés pour interdire le stationnement et la circulation dans le centre, y compris celle des piétons. On a l’impression que des terroristes vont faire le siège de la préfecture ! On n’a jamais vu ça, c’est invraisemblable ! »

Réunion sans le maire

Ces mesures « exceptionnelles » les étonnent d’autant plus, ajoute Jocelyn Peyret, coordinateur national de « Sortir du nucléaire », que « la base de travail a été le parcours que les organisateurs n’avaient pas accepté, et cela sans concertation ».

Pour autant, assurent-ils, il n’est pas question d’interrompre les négociations. « Ces arrêtés interdisent tout ce qu’on proposait et isolent la place Rapp. Le préfet a dit qu’il n’était pas au courant et a voulu cette réunion sans le maire », a repris Rémi Verdet, à l’issue de la rencontre.

Durant presque deux heures de discussion, les services de l’État ont répété leur refus de voir le cortège partir de la place Rapp ou de la rue Bruat voisine. Quant aux organisateurs, ils ont insisté sur le fait qu’il était « hors de question et dangereux de rassembler tout le monde au stade des Cheminots » , au motif que « ce lieu n’a qu’une entrée et est une véritable souricière ».

Prêts à accepter un autre lieu de départ, pourvu qu’il soit « ouvert », les organisateurs ont proposé la place de la Gare à Colmar. « On en est là. Ensuite, un autre circuit sera négocié… » Semble-t-il ouvert à cette autre possibilité, le préfet devait « en parler à ses services techniques » et accueillir une autre rencontre pour faire le point cet après-midi.

L’appel à manifester à partir de la place Rapp est donc caduc. Celle-ci étant rendue inaccessible dès 8 h le matin, « on aurait envoyé les manifestants au casse-pipe, estime Rémi Verdet. Nous nous sommes mis un peu en retrait, car nous voulons faire entendre nos idées, pas la violence. Nous sommes des pacifistes ! »

Catherine Chenciner


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