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30/06/2009 : AFP - Fessenheim : l’ASN se prononcera début 2011 sur la poursuite du réacteur 1

AFP - STRASBOURG - L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a indiqué mardi à Strasbourg qu’elle se prononcerait début 2011 sur la poursuite pour dix ans supplémentaires de l’exploitation du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), la doyenne du parc français.

Selon le calendrier fixé pour cette inspection décennale, le réacteur 1 sera arrêté pendant environ trois mois à la fin de 2009 pour des contrôles approfondis, un bilan sera adressé à la mi-2010 à l’ASN et celle-ci rendra au début 2011 son avis sur l’opportunité de reconduire l’exploitation de la centrale pour une nouvelle période de dix ans. Le réacteur 2 devrait être arrêté début 2010 pour subir les mêmes contrôles.

L’exploitant EDF a déjà transmis à l’ASN plus de 20.000 pages d’études techniques justifiant que ses deux réacteurs de 900 MWe résisteront aux séismes, inondations, vieillissement et accidents graves, selon le rapport 2008 de l’ASN pour l’Alsace et la Lorraine. "Les contrôles prennent en compte les nouvelles réglementations concernant notamment le risque sismique et le vieillissement", a indiqué Pascal Lignères, chef de la division de Strasbourg de l’ASN, lors d’une conférence de presse.

En 2008, l’état des installations de Fessenheim est jugé "globalement satisfaisant", l’ASN demande plus de rigueur dans l’exploitation où ont été constatés 7 écarts de sûreté (classés 1), des non-respects des consignes techniques et des écarts dans certaines opérations de maintenance.

En ce qui concerne la centrale de Cattenom (Moselle), l’ASN demande à l’exploitant de réduire davantage ses rejets non radioactifs dans le milieu naturel : il a trop de légionelles dans les tours aéroréfrigérantes, trop de rejets chimiques dans la Moselle (le chlore et zinc ont atteint des valeurs limites en 2007, le sodium en 2008) et trop de rejets de fluides frigorigènes dans l’atmosphère (neuf en 2008), au risque d’appauvrir la couche d’ozone.

L’ASN, qui contrôle aussi les services de radiologie et de radiothérapie en ville et à l’hôpital, enquête sur les effets indésirables (perte de cheveux) constatés en mars 2009 chez quatre patients strasbourgeois traités en neuroradiologie interventionnelle, une technique qui permet au médecin de guider son geste par l’intermédiaire d’un appareil radiologique. D’après l’enquête, "l’appareil ne présente aucune défaillance technique", mais les effets sont dus aux conditions d’utilisation et de réglage de l’appareil qui doivent être améliorés, selon l’ASN.


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