FERMONS FESSENHEIM
ET SORTONS DU NUCLÉAIRE

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15/09/2009 : L’Alsace - Qui a peur des manifestants antinucléaires ?

Une manifestation antinucléaire européenne avait déjà rassemblé 50 000 personnes, dont une délégation alsacienne, à Berlin, les 5 et 6 septembre derniers. DR

La manifestation européenne antinucléaire le 3 octobre, à Colmar, était annoncée au départ du centre-ville. Les autorités publiques en ont décidé autrement.

Voici des mois que le réseau « Sortir du nucléaire » prépare un rassemblement antinucléaire européen, le week-end des 3 et 4 octobre à Colmar, pour revendiquer la fermeture de la centrale de Fessenheim dont la visite décennale doit débuter prochainement. L’essentiel consistera en une manifestation annoncée le samedi à 14 h, au départ de la place Rapp, en plein centre-ville.

Aux dires de Rémi Verdet, porte-parole du réseau, les premières rencontres à la préfecture du Haut-Rhin visant à obtenir une autorisation, en mars puis en mai, s’étaient « bien passées ». « La discussion était ouverte. On nous avait suggéré un parcours plus à l’écart du centre, mais toujours à partir de la place Rapp, ou d’une rue voisine. Le point de rassemblement au centre-ville, une évidence pour tous les manifestants, n’a jamais été remis en cause ». Des raisons de sécurité

Cette position a évolué vendredi, à la suite d’une réunion de coordination des services de l’État. « On nous demande de partir d’un lieu excentré et clos, coincé entre une voie de chemin de fer et une route, le stade des Cheminots, pour aller jusqu’au Natala. Et ce trois semaines seulement avant la manifestation, nous tombons des nues », soupire Rémi Verdet, qui dénonce des « pressions » émanant de la mairie de Colmar.

« On nous dit que la préfecture n’a pas les moyens d’assurer la sécurité de tout le monde. Pourquoi ont-ils peur de manifestants pacifistes ? Ce ne sont pas des casseurs. Il y a déjà eu un rassemblement antinucléaire à Colmar en 2001, sans aucun problème. À moins qu’ils ne veuillent nuire à la manifestation, on ne comprend pas ».

À la mairie, le premier adjoint Yves Hemedinger récuse de telles intentions : « Pourquoi ferait-on cela ? Un rassemblement de 15, 20 000 ou 30 000 personnes un samedi après-midi, c’est tout simplement ingérable, notamment pour les commerçants. La préfecture est sur la même longueur d’ondes que nous ». Et d’ajouter : « Que les manifestants se battent contre le nucléaire, c’est leur problème. Ce qui ne va pas -et c’est un indice- c’est que des défenseurs de l’environnement apposent des affiches un peu partout sur du matériel urbain ».

De fait, alors que les organisateurs attendent l’aval de la municipalité pour organiser les à-côtés festifs de la manifestation, les seuls courriers qu’ils ont reçus sont « des injonctions d’enlever les affiches ».

Quant au préfet du Haut-Rhin, il fera connaître sa position demain. Les négociations n’étant pas closes avec le directeur départemental de la sécurité publique, le réseau « Sortir du nucléaire » espère encore trouver un compromis. Mais, évoquant, dans un communiqué, une « impossibilité technique d’appeler à un changement de lieu » en un laps de temps si cours, il maintient son appel à la manifestation au départ de la place Rapp.


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